Zoubida Assoul, présidente du parti de l'Union pour le changement et le progrès (UCP), a réitéré, dimanche 11 avril, son appel à une élection présidentielle anticipée tout en s'attaquant avec virulence à Abdelmadjid Tebboune. Elle compare la gestion des affaires de l’Etat par l’actuel locataire d’El Mouradia à celle de son prédécesseur, Abdelaziz Bouteflika.

Lors d’une conférence de presse tenue dimanche à Alger, à la fin des travaux du Congrès de son parti, Zoubida Assoul a estimé que l’actuel chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune, était « sur les pas de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika », soulignant que son seul souci « est de rester au pouvoir et non pas de trouver une solution à la crise politique que connaît le pays ».

« Son seul souci est de rester au pouvoir »

L’ancienne magistrat et avocate, qui a relevé l’absence d’activités sur le terrain du chef de l’Etat depuis son accession au pouvoir, n’a pas manqué de comparer la manière avec laquelle est géré actuellement le pays sous Abdelmadjid Tebboune avec celle de l’ancien président, Abdelaziz Bouteflika. « Depuis son arrivée au pouvoir, Tebboune n’a visité aucune wilaya du pays », rappelle Zoubida Assoul, tout en soulignant : « Si nous allons encore être confrontés au même scénario que celui de la période de l’ancien président déchu... ».

Estimant que les élections législatives prévues le 12 juin prochain « ne résoudront pas la crise politique qui secoue le pays », la présidente de l’UCP, qui a rappelé la position affichée par son parti, à savoir le rejet de ce scrutin, a réitéré son appel à la tenue d’une élection présidentielle anticipée.

« Notre parti s’en tient toujours aux propositions formulées au mois de février dernier pour le règlement de la crise politique du pays s’articulant essentiellement autour d’une élection présidentielle anticipée, devant se tenir en 2022, et l’ouverture d’un dialogue national », affirme Zoubida Assoul.

« Les marches du Hirak ne suffisent pas »

Répondant à une question concernant la position de son parti quant aux marches populaires qui se tiennent chaque vendredi à travers le territoire national, la présidente de l’UCP estime que « les marches populaires sont, certes, nécessaires comme moyen de pression, mais elles ne suffisent pas ».

Zoubida Assoul, qui participe régulièrement aux marches du Hirak depuis le déclenchement du mouvement, en février 2019, propose en revanche « l’organisation de rencontres et de consultations pour débattre des propositions politiques de sortie de crise ».

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