Des militants de la diaspora algérienne en Europe, engagés en faveur du Hirak, ont lancé un appel pour l’organisation d’un rassemblement devant le siège de l'ONU à Genève, en Suisse. Selon les initiateurs de cette action, le rassemblement a pour objectif de « réclamer l’intervention de l’instance onusienne, afin de contraindre le régime algérien à arrêter immédiatement la torture dans les prisons », mais aussi à « mettre fin aux arrestations arbitraires dans les rangs du Hirak » en Algérie.

Initié par le collectif « Pour une nouvelle Algérie » (PUNA), basé à Paris et un collectif de militants algériens basés en Suisse, ce rassemblement qui a reçu ce mardi 20 avril l’autorisation de sa tenue par les autorités suisses, est prévu le vendredi 23 avril de 13H à 17H,  devant le Bureau du Haut-commissariat aux droits de l’homme situé au Palais Wilson à Genève, au bord du lac Léman, en Suisse.

A travers cette action, les initiateurs de cet appel veulent « exercer de fortes pressions sur le régime algérien pour qu’il respecte la déclaration universelle des droits de l’Homme qui demeure encore bafouée en Algérie ».

Pour rappel, ce n’est pas la première fois que des acteurs de la diaspora algérienne en Europe organisent des actions de protestation devant le siège de l’ONU à Genève. Fin août 2020, des centaines de militants du Hirak établis dans différents pays européens avaient manifesté pour dénoncer les « détentions arbitraires » en Algérie.

Une action similaire s’est déroulée en août 2020

Par ailleurs, huit associations algériennes de défense des droits humains se sont inquiétées jeudi dernier dans une lettre ouverte de la dégradation de l’état de santé de 23 jeunes militants détenus à Alger, au neuvième jour d’une grève de la faim, selon l’AFP. « Ne les laissons pas mourir (…) Certains d’entre eux commencent à avoir de graves complications. Agissons avant qu’il ne soit trop tard », ont plaidé ces ONG dans une « lettre ouverte à l’opinion nationale et internationale » publiée sur les réseaux sociaux.

« Nous, signataires, alertons l’opinion nationale et internationale sur le danger de mort qu’encourent les grévistes de la faim », ont-elles ajouté. Cet appel est signé notamment par le Comité contre la torture et les conditions carcérales inhumaines (CCTCCI), la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) ou encore la coordination Free Algeria.

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