Lancée à la fin du mois de janvier dernier, la campagne de vaccination contre le coronavirus en Algérie est loin d'être parachevée. La population est toujours dans l'expectative alors que le virus et ses nouveaux variants circulent à grande vitesse dans plusieurs wilayas. 

Concrètement, cette action de santé publique, censée protéger les Algériens de la pandémie et permettre un retour à la vie normale, est à la peine. Même dans les grandes villes, cette opération n'a enregistré aucune avancée appréciable. En clair, et alors qu'elle bat son plein un peu partout dans le monde, la campagne de vaccination contre le coronavirus avance à pas de tortue en Algérie.

Selon les derniers chiffres communiqués par le Pr Ryad Mahiaoui, membre du Comité scientifique de suivi de l'évolution du coronavirus en Algérie, seulement 47.000 Algériens sont enregistrés sur la plate-forme dédiée aux inscriptions pour la vaccination. Sur ces 47.000 personnes encore, seuls 60% ont reçu leurs doses de vaccin.

Ainsi, le nombre d'Algériens inscrits sur cette plate-forme reste minime, voire insignifiant par rapport à la population cible en Algérie. Il y a lieu de se demander pourquoi les Algériens ne se bousculent pas pour s'inscrire sur ce support. De l'avis de certains observateurs, c'est surtout par manque d'informations. « Un grand nombre de citoyens ne sait même pas que cette plateforme existe », constate un médecin.

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Seules 47 000 personnes inscrites sur la plate-forme de vaccination

Il est vrai que ce mécanisme n'a pas été suffisamment expliqué au lendemain de sa mise en place, et la sensibilisation qu'impose la circonstance a fait cruellement défaut. Peut-être que ce silence était un choix des autorités dans l'espoir de gagner du temps, en attendant l'arrivée d'autres lots de vaccins, annoncés en grande pompe.

A vrai dire, l'Algérie ne dispose pas de suffisamment de doses afin de vacciner tout le monde, pour le moment. Les quantités promises n'ont finalement pas été acquises. Le ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid, a expliqué cet état de fait par « la pression mondiale et les demandes croissantes sur les vaccins ». Pourtant, ce vaccin est devenu une condition sine qua non pour lutter efficacement contre cette pandémie qui enregistre une sensible résurgence dans le pays.

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