Le harcèlement contre les journalistes se poursuit en Algérie. Après la mise sous mandat de dépôt du journaliste du quotidien Liberté, Rabah Kareche, c'est au tour de Saïd Boudour d'avoir affaire encore à la police. Il a, en effet, été mis en garde à vue ce samedi 24 avril, soit 24 heures après son interpellation lors de la manifestation du Hirak à Oran. 

Les éléments de la Sûreté nationale de la capitale de l'Ouest, Oran, ont arrêté l'ex-détenu Saïd Boudour, vendredi 23 avril, à l'occasion de la 114e manifestation du Hirak. Ils l'ont placé en garde à vue au commissariat central de la ville, plusieurs heures après son interpellation, soit dans la nuit de vendredi à samedi.

Selon le Comité national pour la libération des détenus, le journaliste oranais sera présenté, dimanche, devant le procureur de la République près le tribunal de la ville. Il est fort probable que le journaliste, qui a déjà séjourné en prison, soit mis sous mandat de dépôt, vu la répression qui s'abat ces derniers temps sur les activistes et les journalistes.

 

Il faut dire que le journaliste a été arrêté en compagnie de deux activistes du Hirak, en l'occurrence Karim Ilyas et Yasser Rouibah. Eux aussi seront présentés dimanche devant la justice. Ils ont été arrêtés lors de la violente répression ayant ciblé la manifestation du Hirak qui devait s'ébranler de la place d'Armes, à Oran.

Sit-in à Alger pour soutenir le journaliste Rabah Kareche

A retenir que cette arrestation intervient quelques jours à peine après la mise sous mandat de dépôt du journaliste du quotidien Liberté Rabah Kareche. Ce dernier a été arrêté pour ses écrits, en tant que correspondant du média francophone à Tamanrasset, dans le Sud de l'Algérie.

D'ailleurs, ses collègues de la rédaction centrale ont programmé un sit-in pour le soutenir. Un collectif est mis sur pied et a décidé de tenir un sit-in, dimanche 25 avril à 11 heures, devant le siège du journal, situé à El Achour, à Alger. Le collectif espère une participation massive des confrères.

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