Un cadre du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) a été auditionné dimanche 25 avril par la Gendarmerie nationale. Il s'agit du secrétaire national et ancien député Mohand Arezki Hamdous qui a été convoqué par la brigade de recherche du groupement de gendarmerie de la wilaya de Tizi Ouzou, indique son parti dans un communiqué.

Le RCD a affirmé que son cadre dirigeant avait découvert « de fallacieux motifs pour son audition ». L'officier chargé du dossier a évoqué, explique le RCD dans son communiqué, « l'attribution d’un véhicule de service et d'un gyrophare qu'il devrait restituer ». Un motif qui ne tient pas la route, pour le RCD. « Mohand Arezki Hamdous explique au gradé chargé de l’auditionner que même si c’était le cas, il appartient à l’Assemblée nationale de le saisir ou, le cas échéant, les services de la DGSN ou la brigade de sa commune de résidence », indique le parti de Mohcine Belabbas.

« Le secrétaire national du RCD répond qu'en premier lieu, aucun député du parti n'a bénéficié de véhicule de service ni sollicité de gyrophare durant toute cette législature, privilège réservé à la clientèle du régime. Il rappelle également qu'aucun député du parti n'est redevable contrairement au ministère des Finances et à l'Etat qui doivent au parti près d'un milliard de centimes », ajoute le RCD dans son communiqué.

Pour le parti, il s'agit d'une « énième instrumentalisation des services de gendarmerie dans des cabales à visées politiques contre ses cadres et militants ». Tout en dénonçant ces agissements, le RCD dit réitérer « son engagement résolu pour un changement pacifique dans le pays ».

« Cabale contre les partis politiques en Algérie »

La Ligue algérienne pour la défense des droits de l'Homme parle également de « cabale » contre les partis politique en Algérie. « La cabale se poursuit contre les partis et les militants politiques. Toute notre solidarité avec M. Hamdous Arezki et au RCD », écrit la LADDH dans un post sur sa page Facebook.

Pour rappel, il y a quelques jours, le parti de Zoubida Assoul, Union pour le changement et le progrès (UCP), a fait l'objet d'un communiqué virulent émanant du ministère de l'Intérieur. Le département de Kamel Beldjoud a accusé l'UCP de « non conformité à la loi ».

Pour sa part, le Parti socialiste des travailleurs (PST) a dénoncé, la semaine dernière, « l'acharnement » mené contre lui par l'administration qui le somme de tenir son congrès et se conformer à la loi dans les plus brefs délais. Il y a lieu de rappeler, aussi, la tentative de destitution de Louisa Hanoune de la tête du Parti des travailleurs. Une tentative orchestrée par « des parties occultes », dénoncent certains.

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