Décidément, la Kabylie subit des tirs groupés ces derniers jours. Les attaques contre la région se suivent à un rythme infernal. Ce mercredi 28 avril, c'est au tour du président du Mouvement pour la société de la paix (MSP), Abderrazak Makri, de s'attaquer à Tizi Ouzou. Voulant justifier l’échec de son parti à présenter une liste dans la wilaya, l'islamiste n'a pas trouvé mieux que de se lancer dans l'invective et la diffamation.

En effet, le leader du MSP a affirmé que "la wilaya de Tizi Ouzou traverse une période exceptionnelle. Elle est sous l'emprise... Elle vit dans un climat non-démocratique". Il impute "ce climat" à la gestion de la région par le "régime politique" qui a choisi "les mauvaises méthodes".

Le président du MSP a affirmé que "son parti est l'une des victimes de cette gestion criminelle de cette région". Il ajoute que son mouvement a réalisé par le passé "de bons résultat dans cette région" en affirmant que "le MSP a été privé de ces réussites à cause de complots de services de sécurité avec certains partis de la région pour priver les islamistes de représenter la région".

A Tizi Ouzou, le climat n'est pas démocratique

Abderrazak Makri indique également qu'il y a une autre raison qui explique ce "climat". Il affirme que certaines forces politiques et sociétales n'acceptent pas le multipartisme et les avis divergents. Il accuse les citoyens de la région de menacer quiconque voulant se présenter aux élections. Le président du MSP déclare également qu'il n'y a "aucune différence entre les terroristes des années 90 et ceux qui menacent ceux qui veulent voter". "C'est du terrorisme ou pas ?" s'est-il interrogé.

Makri conclut par dire que le MAK fait des dégâts sans que personne ne l’arrête. Il considère le mouvement comme "séparatiste et terroriste à la solde de la France et d’Israël".

Il faut dire que ces propos ne sont pas nouveaux pour ce mouvement qui a de tout temps activé dans le sillage du pouvoir. Le MSP a fait partie de l'alliance présidentielle sous le règne de Abdelaziz Bouteflika. Il a toujours été un farouche opposant à l'amazighité. En s'attaquant à une région où son parti n'a pas d'ancrage réel, il tente de gagner la sympathie du courant dit "septembriste novembriste", un courant qui ne cesse de stigmatiser la Kabylie depuis le début de la révolte populaire.

D'un autre côté, l'échec des élections présidentielles et du référendum sur la Constitution en Kabylie est resté en travers de la gorge de ceux qui soutiennent la feuille de route de Abdelmadjid Tebboune. Une feuille de route qui n'est pas seulement rejetée en Kabylie, mais à travers une grande partie de l’Algérie.

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