Le gouvernement algérien a répondu, ce mercredi 28 avril, aux fonctionnaires de plusieurs secteurs publics qui observent depuis quelques jours des mouvements de grève et de protestation pour revendiquer l'amélioration de leur situation socio-économique. 

L'Algérie connaît depuis quelques jours une situation sociale instable en raison du mouvement de protestation des fonctionnaires de plusieurs secteurs, dont ceux de l'Education nationale, de la Santé et de la Protection civile. Face à cette situation, le gouvernement algérien, à sa tête le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, a décidé de réagir et de s'adresser aux protestataires.

Ainsi, dans un communiqué publié ce mercredi par les services du Premier ministre, le gouvernement algérien a indiqué avoir « observé ces derniers temps une augmentation des protestations syndicales, derrière lesquelles se trouvent parfois des organisations syndicales non agréées, soulevant certaines revendications, dont les demandeurs sont pertinemment conscients qu'elles ne sont pas réalisables, témoignant ainsi de l'état de négligence que de nombreux secteurs ont connu depuis plus de 15 ans ».

La même source a, en outre, tenu à rappeler que le chef de l'Etat Abdelmadjid Tebboune avait déjà abordé « un grand nombre de problèmes et difficultés qu'il est demandé de traiter dans le cadre de ces protestations » et pour lesquels « il s'était engagé à œuvrer pour leur trouver des solutions appropriées, et sont même incluses au sein des engagements qu’il avait annoncés lors de son élection », peut-on lire dans le même communiqué.

À lire aussi :  Voici le Top 10 des youtubeurs algériens les plus suivis

Le gouvernement évoque un mouvement « visant à perturber le climat de changement que les pouvoirs publics ont initié »

Soulignant que « l'exercice des libertés syndicales est un droit consacré par la Constitution et garanti par la Loi », le gouvernement de Abdelaziz Djerad estime que l'exploitation « abusive et arbitraire » du droit syndical « ne sera que contre-productif ». Dans le même sillage, les responsables algériens ont estimé que « l’obstination à suivre cette approche exagérée ne peut être considérée que comme une manœuvre visant à servir des objectifs clairs, même s'ils ne sont pas déclarés, visant à perturber le climat de changement que les pouvoirs publics ont initié », ajoute la même source.

En conclusion, le gouvernement a indiqué qu'il restait néanmoins ouvert pour « le dialogue avec les différents partenaires sociaux » car « il est le moyen optimal de conforter la paix sociale qui demeure une condition nécessaire à la réalisation de la croissance économique souhaitée ».