L'activiste et militante politique algérienne Amira Bouraoui a été condamnée à de la prison ferme dans les deux affaires dans lesquelles elle était poursuivie. Le verdict est tombé, ce mardi 4 mai, a indiqué le Comité national pour la libération des détenus (CNLD). 

Le tribunal de Cheraga, à Alger, a rendu son verdict, ce mardi 4 mai, dans les deux dossiers concernant l'activiste Amira Bouraoui. Selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), l'activiste a écopé de 2 ans de prison ferme dans la première affaire et de la même peine dans la deuxième affaire.

Dans sa première affaire, Amira Bouraoui est poursuivie pour « outrage à un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions », « atteinte à la personne du président de la République » et « diffusion d’informations susceptibles d’attenter à l’ordre public ». Dans la deuxième, elle a répondu au chef d'accusation d'« atteinte aux préceptes de l’islam et au prophète », rappelle le CNLD.

Il est à noter que le parquet avait requis contre Amira Bouraoui trois ans de prison ferme, assortie d'une amende de 300.000 dinars dans la première affaire, et 5 ans de prison ferme et une amende de 50.000 dinars dans la deuxième, et ce, lors de son procès tenu le 27 avril.

Vague d'indignation

Il faut dire que ce réquisitoire en avait déjà surpris plus d'un. Le verdict prononcé ce mardi a scandalisé l'opinion publique. Sur la toile, cette condamnation a provoqué une vague d'indignation parmi les internautes algériens, qui n'ont pas manqué d'exprimer leur soutien à la militante.

 

Pour rappel, Amira Bouraoui est une gynécologue de 44 ans et mère de deux enfants de 12 et 16 ans. Connue pour son opposition au pouvoir en Algérie, elle fut l'un des initiateurs du mouvement « Barakat » en 2014, pour dire « non » au quatrième mandat du président déchu, Abdelaziz Bouteflika.

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