Les agents de la Protection civile ne semblent pas vouloir faire marche arrière. Trois jours après leur grande marche à Alger, ils sont revenus à la charge, ce mercredi 5 mai, en organisant des rassemblements au niveau des unités de plusieurs wilayas. A travers cette action, les agents de la Protection civile réitèrent leurs revendications socioprofessionnelles, mais aussi dénoncent les sanctions de leur tutelle qui ont ciblé des dizaines de leurs collègues à l’échelle nationale.

Cette nouvelle protestation des agents de la Protection civile intervient après leur démonstration de force, le 2 mai dernier dans les rues d’Alger. À Tizi Ouzou, Bejaïa, Bouira, Boumerdes, Khenchela, Blida ou encore dans certaines villes de l’ouest du pays, comme Mostaganem et Tlemcen, la mobilisation de ce mercredi 5 mai était très importante chez les agents de la Protection civile.

A Biskra, par exemple, des éléments de la police se sont introduits à l’intérieur de l’Unité, où les agents de la protection civile se sont rassemblés, pour tenter de mettre fin à l’action de protestation, comme montré sur une vidéo qui a circulé sur les réseaux sociaux. Lors des rassemblements tenus ce mercredi, les « sapeurs-pompiers » ont réclamé la réintégration, dans les 24 heures, de leurs collègues suspendus par leur tutelle.

Ils menacent de recourir à une démission collective

Selon le quotidien El Watan, des agents de la protection civile menacent carrément de recourir à une démission collective en guise de solidarité avec leurs collègues suspendus par leur direction générale.  Il faut rappeler qu’après avoir tenu des rassemblements le 26 avril dernier, au niveau des wilayas, les agents de la Protection civile ont organisé, dimanche 2 mai, une imposante marche vers le siège de leur direction générale à Alger. Le soir même, le ministère de l’Intérieur a rendu public un communiqué dans lequel il a fait allusion à un «complot».

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Le lendemain, des sanctions sont tombées. 230 agents de la protection civile ayant pris part à ce mouvement, sont suspendus. Des poursuites judiciaires ont également été annoncées. « Le ministère de l’Intérieur observe son droit de prendre les mesures légales en vigueur », avait averti le département de Kamel Beldjoud, qui a considéré le mouvement des pompiers comme « illégal ».Ce qui, bien entendu, n’a pas été apprécié par les protestataires qui ont visiblement décidé de poursuivre leur mouvement.

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