L’affaire du mineur Saïd Chetouane, arrêté et transféré dans un centre spécialisé pour la protection des enfants en Algérie, a pris, ce week-end, une dimension internationale. En effet, le dossier est désormais sur le bureau du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) qui a été saisi officiellement par le Comité algérien contre la torture et les conditions carcérales inhumaines.

Ledit comité a, d’ailleurs, tenu un rassemblement jeudi 6 mai devant le siège de l’organisation onusienne à Paris. A l’issue de cette manifestation, une délégation a été reçue par des responsables  de cette organisation auxquels une lettre a été remise. C’est ce qu’explique le même comité dans un communiqué rendu public vendredi 7 mai.

« Un rassemblement a eu lieu hier, le 6 mai, devant le siège de l’UNICEF à Paris et une lettre a été remise à sa représentante qui a rassuré que l’institution suit de près l’évolution de cette affaire et des démarches sont en voie », indique le Comité algérien contre la torture et les conditions carcérales inhumaines.

La même source souligne que la délégation des manifestants avait été conduite par la militante franco-algérienne Yasmine Si El Hadj. Cette dernière précise, dans un autre communiqué, que la délégation algérienne a été reçue par la directrice et la chargée de communication de l’UNICEF. « À l’issue de la rencontre qui a duré 2 heures, une lettre ouverte leur a été remise. L’affaire Saïd Chetouane a été prise très au sérieux par les plus hauts responsables de l’UNICEF. Le contact est ainsi établi », a-t-elle écrit.

« L’affaire a été prise très au sérieux par l’UNICEF »

Dans le courrier adressé aux responsables de l’UNICEF, ledit comité est revenu sur les circonstances de l’interpellation du mineur Saïd Chetouane. Pour rappel, le jeune militant du Hirak a été arrêté une première fois le 3 avril dernier. Il a été ensuite relâché avant d’être appréhendé une deuxième fois le 26 du même mois. Depuis, Saïd Chetouane est placé dans un centre spécialisé pour la protection de l’enfance.

Sa mère n’a pas tardé à réagir, dans une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux, pour dénoncer cette mesure et implorer les autorités algériennes de libérer son fils.

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