Face à la persistance de la crise économique en Algérie, il ne reste plus beaucoup de choix au gouvernement. Selon des spécialistes, le retour à la planche à billets ou à l’endettement extérieur est inévitable pour que le pays continue de fonctionner. 

Ainsi, pour juguler les déficits budgétaires dans cette conjoncture de crise économique aiguë, les décideurs n’ont pas de choix. Les spécialistes en économie affirment que, tôt au tard, l’Algérie fera appel à la planche à billets ou à l’endettement extérieur. « Vu l’ampleur des crises économique, pétrolière et sanitaire en Algérie et aux besoins récurrents non budgétisés au cours des prochaines années, il n’y a pas d’autres solutions que le recours, qu’on le veuille ou non, à la planche à billets », avait affirmé Lachemi Siagh, professeur en stratégie et spécialiste en financements internationaux.

D’autres économistes indiquent que vu que l’Algérie produit moins qu’elle ne consomme, elle ne pourra financer ses importations sans faire appel à l’endettement. Ils expliquent que le déficit budgétaire de l’Etat ne peut être comblé à court terme sans la planche à billets ou l’endettement. Cette dernière option, exclue par Abdelmadjid Tebboune pour des raisons de souveraineté, pourra sérieusement être envisagée dans un proche avenir.

Pour Mohamed Achir, économiste et enseignant à l’université de Tizi Ouzou, « l’économie algérienne est déjà lourdement impactée par la dégringolade des cours du pétrole et la dégradation sans précédent de ses positions financières internes et externes ». Il souligne que « la crise budgétaire est doublée par la fonte continue des réserves de change ». Selon lui, l’option de l’endettement extérieur doit être sérieusement envisagée, tout en excluant l’option du financement non conventionnel. « Aujourd’hui, il ne reste pas, à mon avis, de marges visibles pour un financement monétaire du déficit budgétaire », estime-t-il.

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