Le nouveau recteur de l'université de Tizi Ouzou, le Pr Ahmed Bouda, s'est exprimé ce mercredi 12 mai sur la situation de l'institution qu'il dirige depuis son installation, jeudi dernier. Naturellement, il ne s'est pas étalé sur la question de l'insécurité mais il a fait savoir que cette importante université de Kabylie avait tellement besoin de sérénité.

S'exprimant sur les colonnes du quotidien francophone El Watan, le successeur du Pr Smaïl Daoudi semble conscient de la difficulté de sa mission. Surtout en matière d'insécurité, un fléau qu'il ne pourra pas régler sans l'implication de tous, y compris des pouvoirs publics.

D'ailleurs, il ne s'étalera pas sur ses intentions. Il se contentera de dire qu'il va initier un dialogue avec la communauté universitaire pour trouver des solutions à la situation d'insécurité qui règne à l'université de Tizi Ouzou. C'est ce qui permettra d'établir la sérénité qui va rendre possible des actions pour le développement de l'institution.

Un nouveau défi à relever

"C’est un nouveau défi à relever. Il s’agit d’ouvrir un dialogue avec toute la communauté universitaire de Tizi Ouzou afin de trouver des solutions et rétablir la sérénité. Puis, nous pourrons aller vers des projets qui permettront à l’université Mouloud Mammeri de se hisser à son niveau d’antan", a, en effet, fait savoir le nouveau recteur de l'université de Tizi Ouzou.

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Pour Ahmed Bouda, "le moment est venu de fédérer toutes les énergies en associant toute la communauté universitaire afin de redresser la situation. Il s’agit de mettre en œuvre le plan d’action qui sera enrichi dans une démarche participative et mener des actions en urgence comme l’approfondissement du dialogue avec les partenaires sociaux et les associations estudiantines. Sans un climat de travail stable et convivial, aucune perspective de développement de l’UMMTO n’est envisageable".

Le potentiel en adéquation avec la réalité

Le nouveau recteur n'a pas manqué de rappeler le potentiel que l'université de Tizi Ouzou recèle. Il précise dans le même sens que son potentiel, ses compétences et les efforts de ses prédécesseurs sont en inadéquation avec la réalité pédagogique et scientifique de l'institution.

"Cette université vit des moments très difficiles malgré l’extraordinaire potentiel qu’elle recèle et toutes les compétences avérées qu’elle renferme ainsi qu’en dépit aussi de tous les efforts consentis par mes prédécesseurs. Ni la production scientifique actuelle, ni sa visibilité à l’échelle nationale et internationale ne sont en adéquation avec son potentiel", a-t-il affirmé.

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