Deux Algériens figurent parmi les cinq terroristes abattus lundi par les services de sécurité tunisiens dans la région de Kasserine, près de la frontière algérienne. C’est ce qu’a indiqué à la presse tunisienne, ce mardi 18 mai, le porte-parole de la Garde républicaine tunisienne, tout en divulguant l’identité des deux terroristes éliminés.  

Selon Hossam El Djebabli, porte-parole de la Garde républicaine tunisienne, l’un des terroristes algériens abattus le 17 mai dans la région de Kasserine, est Abdelbaki Benahmed, alias Abou Ahmad El Annabi. « Un élément dangereux activant en Tunisie au sein de la phalange Okba Ibnou Naffa, alliée à Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) », précise le porte-parole en question.

Le deuxième terroriste algérien abattu lors de la même opération est, selon la même source, le dénommé Sassi Bendjilani, alias Aâmi Aïssa. « Deux éléments dangereux recherchés par les services de sécurité algériens pour leur implication dans plusieurs actes terroristes », ajoute-t-il.

Deux éléments dangereux recherchés en Algérie

Pour rappel, les forces de l’armée tunisienne sont parvenus, dans la nuit du dimanche 16 au lundi 17 mai, à mettre hors d’état de nuire cinq terroristes, près de la frontière algérienne. Dans un communiqué rendu public dans la matinée de lundi 17 mai, le ministère tunisien de l’Intérieur a indiqué que « sur la base de données techniques précises », des unités sécuritaires et des unités militaires terrestres et aériennes relevant du ministère de la Défense nationale, sont parvenues « à éliminer cinq éléments terroristes, dont l’infiltration sur les hauteurs de Kasserine a été interceptée ».

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La même source a ajouté que l’opération avait également permis de récupérer six fusils mitrailleurs de type Kalachnikov sur ces terroristes, tout en soulignant que l’opération de ratissage se poursuivait en Tunisie dans le but d’arrêter d’autres éléments.

Il est à noter que la situation au niveau des frontières Est de l’Algérie inquiète au plus haut point les responsables de l’Armée algérienne, en raison des risques d’actes terroristes des différents groupes terroristes présents dans la zone frontalière, notamment avec la Libye. Selon une source militaire citée par le quotidien arabophone El Khabar dans son édition du 12 mai, les autorités algériennes ont décidé de renforcer le dispositif militaire à la frontière avec la Libye (980 kms de long) afin de prévenir l’infiltration de groupes armés et des mercenaires depuis ce pays voisin.

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