Alors que les observateurs estiment que les législatives du 12 juin vont coûter cher à l’Algérie, sur le plan de la cohésion sociale, elles auront aussi un coût financier non négligeable. En effet, un budget de l’ordre de 8,8 milliards de dinars sera consacré à cette échéance.

Ainsi, un décret présidentiel publié au Journal officiel (JO), N° 35, fixe les dépenses de quatre départements ministériels, des départements chargés de la préparation et de l’organisation des élections législatives du 12 juin prochain. Ces dépenses ont été estimées à près de 9 milliards de dinars.

Le décret n 21-180, signé par Abdelmadjid Tebboune le 4 mai en cours, indique qu'« il est ouvert, sur 2021, un crédit de 8.800.000.000 de dinars, applicable aux budgets de fonctionnement des ministères des Affaires étrangères, de l’Intérieur, des collectivités locales et de l’aménagement du territoire, de la Justice et de la Communication et aux chapitres énumérés à l’état annexé au présent décret ».

Distribution du budget sur les différents départements

Le budget de ces élections est reparti sur les différents départements en charge de ces élections. Le budget alloué à la préparation et l’organisation des élections législatives comprend un montant de 670 millions de dinars réservé au ministère des Affaires étrangères. Ce budget va couvrir les dépenses de l’administration centrale et des services à l’étranger et les dépenses de fonctionnement des délégations de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) à l’étranger.

Celui du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire comprend un montant de l’ordre de 7,195 milliards de dinars. Il est réservé aux dépenses diverses des services déconcentrés de l’Etat et les dépenses de fonctionnement des délégations de l’ANIE. Quant à celui du ministère de la Justice, il  bénéficie d’une enveloppe financière de 150 millions de dinars, tandis que le ministère de la Communication se voit octroyer un budget de 785 millions de dinars.

Il faut rappeler que ces législatives auront lieu dans un climat politique très tendu. Plusieurs partis politiques ainsi que des activistes ont appelé au boycott de ces élections.