Un ressortissant algérien victime de terrorisme en France est menacé d’expulsion vers l’Algérie, suite au refus des autorités françaises de renouveler son titre de séjour. Se trouvant pourtant en situation régulière, le jeune Algérien, qui a été victime des attentats terroristes du 13 novembre 2015 en France, s’est vu notifier une obligation de quitter le territoire français. Une décision qui a suscité l’indignation de plusieurs avocats et défenseurs des droits de l’Homme, en France.  

Le jeune Algérien de 26 ans, qui travaille comme serveur dans un bar de Paris, a été touché lors des attentats terroristes du 13 novembre 2015 en France. Il est menacé d’expulsion vers l’Algérie par la préfecture de police. Selon Me Henri Braun, l’un des avocats de ce jeune Algérien, la préfecture de police de Paris a notifié le 31 mai à son mandant l’obligation de quitter le territoire français (OQTF). Une décision « brutale » qui a secoué le jeune Algérien : « C’est très dur, je suis complètement déprimé, je n’ai même pas pu aller travailler », affirma-t-il le 2 juin au site actu.fr.

« Arrivé d’Algérie avec un visa le 26 janvier 2013, il a toute sa famille en France. Il a obtenu une carte de séjour en qualité de conjoint. Mon client est séparé de sa femme depuis deux ans et est en instance de divorce, donc la préfecture de police a estimé qu'il n'avait plus de vie de famille lorsque mon client a fait sa demande de renouvellement. Au-delà des attentats, il a un très bon dossier, il travaille avec un CDI, a des attaches », explique au même site l’un de ses avocats, Me Baptiste Hervieux .

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Il se trouve pourtant en situation régulière

Si la ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieur de France, chargé de la Citoyenneté Marlene Schiiappa, a demandé de « réétudier le dossier » du jeune Algérien, la préfecture de Paris justifie sa décision d’expulsion de cet Algérien par des motifs administratifs. La préfecture de police a estimé que la rupture du couple ne justifiait plus l’octroi du titre de séjour pour « vie famille et privée » dont disposait le jeune Algérien, tout comme sa « qualité de victime d’attentat ne lui confère aucun droit au regard de la législation en vigueur », selon la décision. La préfecture indique avoir proposé un titre de séjour pour « salarié » au serveur, qui n’a pas souhaité emprunter cette voie, le statut étant plus précaire que le précédent.

« Mon associé et moi allons déposer un recours au tribunal administratif de Paris. Nous http://theshoalspharmacy.com engagerons pharmacy ultérieurement un contentieux indemnitaire. De telle pratiques sont intolérable et doivent être sanctionnées », s’indigne l’avocat du jeune Algérien. « Je me sens Français. Je suis arrivé ici quand j'avais 17 ans, j'ai plein d'amis, j'ai appris le français que je parle parfaitement. Je ne veux pas que ça se termine, je ne veux pas retourner là-bas. Je ne veux pas perdre ce que j'ai construit », explique-til sous le sceau de l’anonymat au site actu.fr.

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