Le gouvernement algérien a procédé, le 13 juin 2021, au retrait de l'accréditation du média français France24, a rapporté l'APS, citant le ministre de la Communication, porte-parole du Gouvernement, Ammar Belhimer.

Le retrait d'accréditation à la chaîne TV France 24 en Algérie est désormais effectif depuis l'après-midi de ce dimanche 13 juin. Le ministère de la communication a finalement décidé de passer à l'acte après l'avertissement du mois de mars, en retirant son accréditation à la chaîne française.

Retrait d'accréditation à la chaine TV France 24 en Algérie

L'on ne sait pas encore pour quelle raison le ministre de la communication a pris cette décision extrême. Mais, il est fort probable que ce soit lié à la couverture par cette chaîne du déroulement des élections législatives du samedi 12 juin en particulier et de la situation politique en Algérie en général.

Selon une dépêche de l'APS, il s'agit de protester contre « l'hostilité » affichée par France 24 vis à vis de l'Algérie. « Ce retrait est motivé par l'hostilité manifeste et répétée (de France 24, ndlr) contre notre pays et ses institutions », a affirmé Ammar Belhimer.

Dernier avertissement adressé en mars

Pour rappel, le ministère de la communication a déjà adressé un avertissement à la chaîne française en mars. "Le parti-pris de France 24 dans la couverture des marches du vendredi est flagrant, allant jusqu’à recourir sans retenue aucune à des images d’archives pour les antidater afin de porter secours à résidu antinational constitué d’organisations réactionnaires ou séparatistes, aux ramifications internationales", avait indiqué Ammar Belhimer dans un communiqué rendu public, samedi 10 mars 2021.

À lire aussi :  L'ambassadeur de France au Maroc se désengage de la résolution de l'UE

C'était un "dernier avertissement" avant un "retrait définitif", menaçait-il. Le ministre avait convoqué "le bureau de France 24 accrédité à Alger pour le mettre en garde contre ce qui s’apparente à une activité subversive, illustrée par des pratiques peu professionnelles hostiles à notre pays".