La porte-parole du gouvernement français a exprimé, ce lundi 14 juin, son regret de la décision de retrait d'accréditation à France 24 prise par l’Algérie, tout en réaffirmant que « la France défend la liberté d’expression et la liberté de la presse, en Algérie comme partout dans le monde ».

Interrogé ce lundi 14 juin à propos de la décision de l’Algérie de retirer à la chaine d'informations France 24 son accréditation en raison de son « hostilité manifeste et répétée » et pour « désinformation et manipulation », Agnès von der Mühll, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, dit « regretter » la décision d’Alger de retirer son accréditation à France 24 et rappelle son attachement à la « liberté de la presse » , « en Algérie comme partout dans le monde ». Agnès von der Mühll déclare :

« La France a appris avec regret la décision annoncée hier par les autorités algériennes de retirer leur accréditation aux correspondants de la chaîne France 24 en Algérie. La France défend la liberté d’expression et la liberté de la presse, en Algérie comme partout dans le monde. La liberté d’informer est un droit fondamental, qui doit partout être protégé et auquel la France est profondément attachée ».

L'Algérie retire son accréditation à France 24

Rappelons que le gouvernement algérien a décidé, dimanche 13 juin, de retirer l’accréditation de la chaine de télévision internationale France 24 en Algérie. France 24 s’étonne de n’avoir reçu aucune explication à cette décision ». De son côté, Karima Ziada, journaliste et présentatrice de la chaine France 24, a estimé que les autorités algériennes ont décidé de retirer l’accréditation à France 24 en raison du traitement de la question du taux de participation aux élections législatives du 12 juin.