La censure d’Internet en Algérie depuis le début des épreuves du BAC 2021 agace à plus d’un titre les usagers. Devant cette situation, l’opérateur Algérie Telecom a tenté de donner des explications à ces coupures, sans toutefois en assumer la responsabilité. Algérie Télécom a en effet rompu le silence, mardi 22 juin, sur la coupure de la connexion à Internet durant les épreuves du baccalauréat en affirmant que celles-ci demeurent « des restrictions ciblées et limitées dans le temps ».

Dans un communiqué publié le 22 juin, soit 3 jours après le début des épreuves du baccalauréat, Algérie Telecom s’est exprimé sur la censure d’Internet, expliquant qu’à l’instar des autres opérateurs, l’entreprise veille à accompagner « le déroulement du baccalauréat afin de contribuer à la réussite, à la crédibilité et à l’équité des épreuves de la session 2021 ».

Dans son communiqué, Algérie Telecom explique que « la démarche mise en œuvre, qui écarte toute coupure délibérée d’Internet, se limite à des restrictions sur des réseaux de partage spécifiques, et ceci seulement durant la première moitié de la durée de chaque épreuve ». Un aveu en ne peut clair sur les coupures « délibérées » du réseau internet par l’opérateur de téléphonie Algérie Telecom.

Quid des droits des abonnés d’Algérie Telecom ?

Toutefois, Algérie Telecom ne semble pas vouloir assumer les conséquences de cette coupure envers ses abonnés. Puisque à aucun moment l’opérateur de téléphonie n’a fait référence à une éventuelle compensation pour ses abonnés à la suite de cette coupure du net. « Algérie Télécom est à l’écoute des préoccupations de ses clients et reste mobilisée pour intervenir, dans les meilleurs délais, en cas d’éventuelles perturbations. En souhaitant beaucoup de réussite à notre jeunesse, nous remercions nos chers clients et concitoyens pour leur patience et leur compréhension », conclut en effet le communiqué d’Algérie Telecom.

Les Algériens agacés par la censure d’Internet

Il faut dire que les Algériens sont de plus en plus agacés par les coupures d’Internet à cause de l’examen du baccalauréat. Cette mesure, prise pour la 6e année consécutive, est jugée disproportionnée et surtout archaïque par les internautes, notamment ceux qui ont besoin de cet outil pour travailler.

Ainsi, ce lundi 21 juin, au deuxième jour de l’examen du BAC 2021, la connexion reste toujours perturbée. Elle est lente par moments et totalement impossible par d’autres. Cette situation irrite les Algériens, qui sont nombreux à dénoncer l’incapacité du gouvernement à trouver une alternative à cette mesure unique en son genre. Ces méthodes suscitent l’incompréhension et surtout le désarroi parmi les opérateurs économiques dont l’activité est liée à la connexion Internet. Pour beaucoup, elle est en contradiction avec le discours officiel qui fait du développement des startups et de l’économie numérique une priorité.