Un Algérien vivant au Canada risque 3 ans de prison suivies d'expulsion du territoire pour avoir menacé ses filles de mort si elles enlèvent le hidjab (voile islamique). L'affaire est jugée au palais de justice de Montréal. Les filles ont témoigné devant la justice le 29 juin sur le calvaire qu'elles ont vécu.

Ainsi, pendant ce procès, les filles ont témoigné sur la violence qu'elles ont subi de la part de leur père. Il s'agit d'un Algérien âgé de 47 ans arrivé au Canada en 2016. Cet homme a imposé le voile à ses filles, ainsi que de ne pas porter des vêtements courts et aussi de ne pas fréquenter des garçons. Selon la juge Josée Bélanger, les filles « étaient obligées de porter le voile, il menaçait régulièrement de les tuer s’il les voyait "comme des Québécoises" ».

L'une des filles a affirmé qu'elle n'a pas eu une enfance épanouie. « Je n’ai pas pu profiter de mon enfance, mais le processus (judiciaire) m’a permis d’apprendre que je peux être forte, j’ai appris à penser au positif, je suis fière de moi », a-t-elle témoigné.

Voile islamique imposé : les autorités canadiennes réagissent

La situation de ces filles a basculé en 2018, lorsqu’une des filles s'est confié à un éducateur. Ce dernier l'ayant interrogé pourquoi elle ne porte pas le voile, la fille lui répond qu'elle va le remettre et lui demande de ne pas prévenir son père. L'éducateur a alors contacté les autorités, qui ont vite réagi. Le père, accusé de violence et de menaces, a été reconnu coupable de menaces, de voies de fait, mais aussi d’entrave à la justice.

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Quant aux filles, elles se sont débarrassés du climat de peur où elles ont vécu. Elles sont arrivées au palais de justice vêtues de robe au-dessus des genoux, avec leurs longs cheveux à l’air libre. Elles sont maintenant âgées de 13 à 17 ans. Les filles ont témoigné des conséquences difficiles que les menaces de leur père ont euen sur elles.