L’Association internationale du transport aérien (IATA) et plusieurs grandes compagnies aériennes et grands aéroports de l'Union Européenne ont conjointement lancé un avertissement concernant les stratégies nationales de mise en œuvre du certificat sanitaire. L'organisation met en garde contre des risques de « dysfonctionnements importants ».

Les principaux intervenants du secteur aérien regrettent les « stratégies disparates » de mise en œuvre du certificat sanitaire, à deux jours de son entrée en vigueur. La raison en est, selon l'avertissement de l’IATA, que les pays de l'UE n'ont pas réussi à se rassembler autour du déploiement et de l'utilisation du nouveau passeport sanitaire.

Plusieurs pays de l'UE pratiquent en effet des procédures complètement différentes lorsqu'il s'agit de vérifier si les voyageurs ont été vaccinés, déjà atteints ou ont subi un test COVID-19 avant leur embarquement.

Plusieurs pays européens ne se sont pas encore préparés aux procédures à suivre, tandis que d'autres pays manquent d'équipage pour gérer le nombre de voyageurs qui arriveront en juillet et août.

« La Commission européenne a travaillé étroitement avec le secteur [aérien] et abouti en un temps record à des certificats sanitaires communs et compatibles, mais pas moins de dix stratégies et solutions nationales [d’application] sont actuellement à l’étude dans l’Union européenne », ont regretté dans une déclaration commune l’Association internationale du transport aérien (IATA), la branche européenne du Conseil international des aéroports (ACI Europe), l’Association européenne des compagnies aériennes (A4E) et l’association européenne des compagnies régionales (ERA).

Ces organisations « mettent en garde contre des risques de dysfonctionnements importants en raison des stratégies disparates des États membres dans la mise en œuvre du certificat sanitaire ». « Avec un manque d’intégration du certificat sanitaire européen dans le parcours des passagers et la multiplication des vérifications de documents […], la situation actuelle menace le succès de la reprise des voyages aériens cet été et va restreindre la libre circulation des Européens », ont prévenu les signataires.