Des médecins, résidents dans une cité à El Oued, ont été victimes d'une agression commise dans la nuit du 5 juillet, par des individus cagoulés et armés de couteaux.

L’incident s’est déroulé au sein de la résidence CUBA pour médecins accomplissant leur service civil à El Oued. Selon le journaliste Mahrez Rabia, « le drame a été évité de très peu grâce à l’intervention rapide des forces de l’ordre ». Dans une publication, datant du mardi 6 juillet, l'ancien journaliste de l'ENTV et de la Radio Chaine 3 a indiqué qu' « un groupe d'hommes cagoulés et armés de couteaux se serait introduit au sein de la résidence dans la nuit de ce lundi 5 juillet ».

Des médecins agressés dans leur résidence la nuit du 5 juillet

« Par miracle aucun résidant n'a été blessé, et ce grâce à l’intervention rapide de la police », indique le journaliste Mahrez Rabia. La même source précise que « des témoignages attestent que l’éclairage extérieur de la cité est hors service depuis quelques jours ce qui aurait favorisé la tentative d’agression ».

Les raisons de ce malheureux incident n’ont pas été divulguées, ajoute le journaliste qui précise que « les forces de l’ordre ayant questionné la nuit dernière les médecins témoins de l’agression ».

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Ils sont venus au sud pour accomplir leur service civil

Dans son témoignage, l'ancien présentateur vedette de l'ENTV et de la chaine 3 a révélé que « les médecins résidants vivent aujourd’hui dans une situation d’insécurité inquiétante ». « Pourtant leurs intentions sont nobles. Ils et elles ont abandonné familles, amis et confort pour venir accomplir leur service civil à Oued Souf afin d’apporter leur soutien aux médecins et aux habitants de cette région », ajoute-t-il.

Cet acte ignoble, qui intervient le jour de la célébration de la fête de l'Independence en Algérie, a suscité l'indignation sur les réseaux sociaux. Pour de nombreux commentateurs, cet incident rappelle le drame qui s'est passé il y a quelques semaines dans la ville de Bordj Badji Mokhtar.

Un incident qui rappelle les enseignantes agressées au Sud algérien

Pour rappel, une agression a eu lieu dans la nuit du 17 au 18 mai, vers 2 h du matin, ciblant neuf enseignantes d’une école primaire à Bordj Badji Mokhtar par un groupe d’individus munis d’armes blanches.

Selon les détails fournis par le syndicat SATE, le supplice de ces 9 enseignantes a duré deux heures, durant lesquelles des objets leur appartenant ont été subtilisés, dont des PC, des téléphones portables et de l’argent liquide. Les agresseurs n’auraient pas eu une once de compassion pour le bébé d’une des enseignantes.

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Il faut dire que le phénomène des agressions du personnel médical et paramédical prend des proportions alarmantes ces dernières années en Algérie. Un phénomène qui a poussé les pouvoirs publics à apporter des amendements au Code pénal, concernant les agressions contre le personnel médical.

Ce que risquent les agresseurs du corps médical

En effet, le chef de l'État Abdelmadjid Tebboune a ratifié, le 2 août 2020, des amendements apportés au Code pénal, s’agissant de peines de prison infligées à quiconque qui agresserait des membres du personnel médical.

« Le décret amendant et complétant le Code pénal, approuvé par le Conseil des ministres lors de sa dernière réunion, a été ratifié aujourd’hui par Abdelmadjid Tebboune », lit-on dans le communiqué publié le 2 août par la Présidence de la République.

« Ces amendements permettront de garantir la protection pénale, à l’ensemble des fonctionnaires des établissements médicaux, publics comme privés, de toute agression verbale ou physique », ajoute le communiqué.

De même, poursuit le communiqué, il s’agit de « sanctionner la détérioration et l’endommagement des biens immobiliers et mobiliers des institutions de la santé ainsi que l’usage des réseaux sociaux pour porter atteinte à la dignité du patient et au respect du aux morts ».