Le dossier de la mémoire entre l’Algérie et la France soulève toujours des tensions. Il est un élément prépondérant dans les relations entre les deux pays. Afin d'apaiser les passions, certains projets qui vont dans le sens d'une réconciliation durable ont été proposés par Benjamin Stora. Parmi ces projets celui d'un musée de l’histoire de la France et de l’Algérie est relancé.

Ce projet, qui fait partie des vingt-deux recommandations du rapport de l’historien Benjamin Stora sur la réconciliation franco-algérienne, est réactivé, rapporte le journal le Monde dans son édition du 7 juillet. Selon la même source, le chantier vient d’être relancé par l’Élysée et la métropole de Montpellier où des études de faisabilité ont été lancées en juin.

Le maire de la ville, Michaël Delafosse, s'est déjà exprimé sur le sujet le 10 février dernier. Il avait affirmé, lors d’un entretien avec Emmanuel Macron, que sa ville était prête à accueillir le projet. Il faut dire que ce projet est très ancien. Il remonte à 2002 quand le président de la communauté d’agglomération de Montpellier, Georges Frêche, décide de créer un musée de l’histoire de la France en Algérie.

Musée de l'histoire de la France et de l'Algérie : Espace de jonction entre les mémoires

Le projet n'a pas fait long feu pour des considérations de nomination et à cause des conflits entre les visions sur les objectifs de ce projet. En 2010, le nouveau président de la communauté d’agglomération de Montpellier, Jean-Pierre Moure, a reconsidéré le projet et a choisi d'en faire un espace qui fait la jonction entre toutes les mémoires. Il le rebaptise alors « musée de l’histoire de la France et de l’Algérie ».

Pour réaliser ce projet , un  comité scientifique composé d’historiens de renom est mis en place. La  conservatrice du musée a été désignée. Les autorités ont également dégagé quelque 20 millions d’euros  pour rénover l’hôtel de Montcalm, qui devait l’accueillir. Cet argent servira aussi à l’achat d’œuvres.