Le débat sur la vaccination, censé opposer des scientifiques, est devenu un débat politique et citoyen. Depuis le début de la pandémie, pro-vaccins et anti-vaccins s'opposent dans le monde entier. En Algérie, il semble que la question soit tranchée. Les spécialistes sont très nombreux à appeler la population à aller se vacciner. Cependant, il reste toujours des récalcitrants. Le Pr Lyes Rahal s'est violemment attaqué, ce mercredi 14 juillet, à ces derniers.

En effet, le directeur général de l'Institut national de Santé publique et membre du conseil scientifique, le Pr Lyes Rahal, a qualifié les anti-vaccins – ou les réticents à la vaccination – de « marchands de mort ». Dans son intervention sur la chaîne Echorouk, Pr Rahal a fait la promotion de l’opération de vaccination. Cette opération qui est, selon lui, la première étape pour endiguer la pandémie de coronavirus. Le professeur a affirmé : « nous n'avons enregistré aucun symptôme grave, ni aucun décès dû au vaccin ».

Les structures hospitalières insuffisantes en Algérie

Le membre du Comité scientifique a également alerté sur les insuffisances des structures hospitalières en cas de flambée de la contamination. Il a notamment souligné que « les nouvelles contaminations nécessitent une grande quantité d’oxygène ; qui est disponible, mais pas en grande quantité ».

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Le professeur a aussi indiqué que « le problème auquel nous sommes actuellement confrontés est l’utilisation massive d’oxygène », expliquant qu’une personne atteinte du coronavirus a besoin de 30 litres d’oxygène par minute.

Il faut dire que la compagne de vaccination en Algérie a pris un grand retard. Moins de 10 % seulement de la population a pu se voir administrer une première dose, selon les chiffres avancés la semaine dernière par le directeur général de l’Institut Pasteur d’Alger, Fawzi Derrar.