La Confédération africaine de football (CAF) a décidé de lancer une nouvelle compétition pour les clubs du continent. IL s’agit de la Super League des clubs, qui devra remplacer l’actuelle Ligue des champions. L’acte de naissance de cette nouvelle compétition a été approuvé vendredi 16 juillet à Rabat (Maroc) à l’occasion de la réunion du Comité exécutif de la CAF.

Le Comité exécutif de la CAF, réuni vendredi 16 juillet à Rabat (Maroc), a validé le projet de la Super Ligue africaine de football ; une nouvelle compétition dont les modalités ne sont pas encore connues. Une commission a été créée à cet effet par la CAF afin de définir la formule à adopter pour la nouvelle Super League africaine. Ahmed Yahya, deuxième vice-président de la CAF, est chargé de superviser le projet.

La CAF va lancer sa Super ligue africaine des clubs

Lors d’une conférence de presse le 16 juillet à Rabat, avant le début des travaux du comité exécutif, le président de la CAF, Patrice Motsepe, a révélé « l’existence de négociations avec plusieurs diffuseurs intéressés de travailler avec la CAF sur ce projet ». En revanche, questionné sur ses spécificités, il se contente de dire qu’« elle aura des retombés économiques et sociales considérables » sur le football en Afrique.

Les 54 fédérations affilées à la CAF bénéficieront du projet

Interrogé sur le montant des revenus que pourra générer cette Super League, le patron de la CAF a assuré qu’à ce stade du projet, il est incapable de donner des chiffres. Néanmoins, il a souligné que grâce à cette Super League, « les clubs africains peuvent retenir leurs jeunes talents au lieu de les laisser partir dans des clubs de seconde zone en Europe ou en Asie ». Même s’il a assuré que les 54 fédérations affilées à la CAF bénéficieront du projet, Motsepe est resté flou sur les contours de cette future élite.

Une différence fondamentale entre la Super ligue africaine et la Super ligue européenne

Rejetée par les Européens, la Super Ligue va bel et bien se jouer en Afrique. La CAF défend son projet et donne les avantages de ce tournoi. « Il y a une différence fondamentale entre la Super ligue africaine et celle européenne. En Europe, c’était un problème de distribution des ressources. Ici, ce n’est pas seulement la création, mais de retenir nos joueurs en Afrique », a expliqué Veron Mosengo-Omba, Secrétaire général de la CAF.

La Super League africaine pourrait générer 2,5 milliards d’euros sur 5 ans

« Avec cette Ligue, il auront les moyens de pouvoir recevoir des salaires décents et rester en Afrique. Il n’y a pas que le volet financier, il y a aussi le volet social qui est très important, fondamentale avec la Super ligue africaine », ajoute-t-il. Selon les estimations du président de la FIFA, Gianni Infantino, qui a suggéré cette idée à la CAF en novembre 2020, la futur Super League africaine pourrait générer 2,5 milliards d’euros sur cinq ans.

Pour les opposants à la Super League, « l’Afrique a ses spécificités »

Toutefois, plusieurs voix se sont élevées pour critiquer le projet de création de cette Super League africaine. Pour les opposants, l’Afrique a ses spécificités et, avec 54 nations, il est déjà suffisamment complexe de toucher un maximum de pays avec les formules actuelles des Ligue des champions et Coupe des confédérations. Il faut rappeler que la phase finale de ces compétitions concerne uniquement 16 équipes regroupées en 4 groupes de 4, pour une compétition censée représenter 54 pays.

Mais pour de nombreux observateurs, l’enjeu autour de l’arrivée de l’homme d’affaires Ptarice Motsepe à la tête de la CAF est de consolider les acquis autour de ces compétitions en vue d’élargir la phase finale à plus de participants (représentant plus de pays) et d’ébaucher des contrats plus lucratifs. À ce titre, la Ligue des champions rapporte 2,17 millions d’euros au vainqueur, 1,08 million d’euros au finaliste, 695 000 euros aux demi-finalistes, 564’000 euros pour les quarts de finalistes et 477’000 euros pour les clubs éliminés en phases de poules.