Voilà une nouvelle qui va réjouir la population en Algérie. Les concentrateurs d'oxygène seront disponibles au niveau des pharmacies où ils seront commercialisés à leur prix d'achat. L'annonce a été faite ce samedi 31 juillet 2021 par le président du Syndicat national algérien des pharmaciens d'officine (SNAPO), Messaoud Belambri.

C'est ce syndicat qui est derrière cette initiative. Le SNAPO a acquis, en collaboration avec le ministère de l’Industrie pharmaceutique, 500 concentrateurs d'oxygène. Ces appareils, qui ont été réceptionnés ce samedi 31 juillet, ont été achetés directement par le syndicat sans passer par un quelconque intermédiaire et seront remis aux pharmacies qui les commercialiseront.« Ces concentrateurs seront vendus au prix d’achat après présentation d’un dossier médical », a indiqué le président du Syndicat national algérien des pharmaciens d'officine (SNAPO) Messaoud Belambri dans une déclaration à la chaine 3 de la radio nationale.

Ces appareils qui seront probablement mis en vente dès cette semaine seront cédés à 115'000 dinars l’unité, qui est « leur prix d'achat », soutient le même syndicaliste. « Le prix est annoncé publiquement pour éviter toute sorte de spéculation », a ajouté Messaoud Belambri.

Spéculation sur le prix du matériel médical

Il faut dire que le phénomène relatif à la spéculation bat son plein en Algérie. Profitant de la crise sanitaire que vit le pays à cause du coronavirus, certains individus sans scrupules n'hésitent pas à investir dans la détresse des malades du Covid-19 pour augmenter les prix de ces appareils ainsi que ceux des bouteilles d'oxygène. Ces concentrateurs ont atteint des prix faramineux. Ils sont cédés à plus de 25 millions de centimes. Les bouteilles d'oxygène sont vendues quant à elles à 16 millions de centimes.

Il est à noter que l'Algérie fait face, depuis quelques jours, à une crise aigüe du manque d'oxygène. L'oxygène médical nécessaire pour la prise en charge des patients atteints du coronavirus se fait rare dans les différents coins du pays. Pratiquement aucune structure sanitaire n'a été épargnée par cette pénurie. Une pénurie qui a été fatale pour des dizaines de malades qui ont succombé par manque d'oxygène.