L'économie algérienne, quasi dépendante des hydrocarbures, ne devrait pas sortir de la crise aiguë qui la secoue depuis des années. En effet, en plus des prix des hydrocarbures qui stagnent, la production algérienne est en déclin. Selon les données de l’Office national des statistiques (ONS), la production du secteur des hydrocarbures a reculé de 2 % au premier trimestre de 2021.

Ce recul de production, lié à plusieurs paramètres, renseigne sur la mauvaise santé du secteur. Ainsi, l’absence d'investissement, notamment étranger, a lourdement impacté la production algérienne des hydrocarbures. Cette baisse, conjuguée aux prix du pétrole encore plombé par la recrudescence de la crise sanitaire, retarde une relance économique nécessaire pour sortir du marasme généralisé. L'absence des investissements a également réduit le nombre de découvertes majeures et contribué au faible taux de récupération des vieux gisements.

Cependant ce repli de production est « de moindre ampleur que ceux observés aux quatre trimestres de l'année précédente » affirme l’ONS. Néanmoins faute de reprise tant attendue de l’investissement dans la recherche et l’exploration la relance n'est pas au rendez-vous. L'ONS explique cette situation  par une baisse de 6,5 % de la branche pétrole brut et gaz naturel, malgré la croissance de la production dans les branches de liquéfaction du gaz naturel (+ 16,2 %) et du raffinage du pétrole brut (+ 1,0 %).

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La tendance baissière de la production des hydrocarbures se confirme

Cette tendance confirme la situation de l'année dernière, en 2020 les exportations des hydrocarbures ont connu une forte chute. Le bilan du ministère de l'Énergie avait révélé une baisse dans la facture des importations des produits pétroliers. Au cours de l’année 2020, elles ont accumulé moins de 700 millions de dollars, soit une baisse de 50 % par rapport à l’année qui a précédé. Il révèle également que la demande interne d’énergie, gaz et produits pétroliers a connu au cours de la même année une baisse de 13 %.

Il faut ajouter que le déclin des exportations ne touche pas seulement le pétrole. Le gaz sous ses formes naturelle et liquéfiée (GNL) est aussi impacté. Les exportations de GNL au mois de janvier dernier ont chuté de 30 %. Ce recul des exportations algériennes laisse à penser que les bénéfices que le pays tirera d'une éventuelle hausse des prix du pétrole, il les perdra en raison du recul du volume de l'exportation.