La restructuration de la flotte maritime et aérienne nationale se fera avant la fin du premier trimestre de l'année prochaine. C'est ce qui ressort du communiqué des services du premier ministère sanctionnant le Conseil des ministres tenu dimanche 15 août 2021.   

Un Conseil des ministres s'est tenu dimanche dernier. Celui-ci a été consacré à plusieurs secteurs. Parmi eux, celui des transports, qui peine toujours, il faut le dire, à sortir la tête de l'eau. Pour permettre à ce secteur névralgique d'aller de l'avant, ses responsables ont préconisé plusieurs mesures d'urgence. Ces dernières ont été exposées lors du Conseil des ministres.

« Ce plan d’urgence concerne l’ensemble des segments des activités de transport, notamment le transport aérien, le transport ferroviaire, le transport terrestre ainsi que le transport maritime », a indiqué en effet le communiqué sanctionnant cette réunion.

Ces mesures qui « concernent notamment la restructuration de la flotte maritime et aérienne nationale, de telle sorte qu’elle puisse jouer son rôle de vecteur de croissance », seront mises en œuvre « avant la fin du premier trimestre 2022 », ajoute la même source.

Le secteur du transport aérien et maritime sera ouvert aux investisseurs

Parmi ces mesures d'urgence, il a été proposé « l’ouverture des transports maritime et aérien à l’investissement national privé », indique la même source. Il faut dire que ce n'est la première fois que cette proposition a été avancée. Elle a été en effet évoquée à plusieurs reprises sans qu'elle ne prenne forme.

Dernièrement une réunion a été tenue entre le ministre des Transports et les différents opérateurs activant dans le domaine. À cette occasion, le ministre des Transports Aïssa Bekkai a affirmé que « le capital privé est un levier de l’économie nationale et l’encouragement de l’investissement privé est au cœur de la stratégie de l’État qui ne ménage aucun effort pour aplanir les contraintes administratives et juridiques à l’effet de faciliter l’accès des privés à ce domaine vital ».

Ainsi, selon toute vraisemblance, il n'est plus qu'une question de temps pour que ce projet voie enfin le jour. Un projet qui mettra fin au monopole de l'État via la compagnie Air Algérie pour le transport aérien et l'ENTMV pour la navigation maritime. Il est clair cependant que ce secteur ne sera ouvert que pour les privés nationaux, comme l'a indiqué le même communiqué du premier ministère.