Alors que les incendies en Kabylie sont pratiquement tous éteints, leurs conséquences dramatiques resteront présentes dans les esprits. Des traumatismes qui marqueront la vie de dizaines de personnes, notamment les enfants. Mbarek, âgé de 3 ans, est le symbole de ce drame humain qui ne laisse personne indifférent. 

En effet, le garçon et ses deux sœurs, âgées de 5 à 7 ans, furent sauvés par les citoyens présents alors que leurs parents et leur sœur ont succombé aux flammes. L’enfant, qui n’arrive pas encore à comprendre ce qui s’est passé, ne cesse de demander : « qui a brûlé mes parents ? » Ses deux sœurs, Aline et Maylis, sont actuellement en soins à l’Hôpital des Brûlés à Alger. Elles ne sont pas encore au courant de la perte de leurs parents et de leur petite sœur âgée de 3 mois.

Mbarek, désormais orphelin de père et de mère, est recueillis par ses grands-parents. Il sera pris en charge par ses oncles et ses tantes. Ces derniers ont la lourde tâche de lui faire effacer les images qui pourraient, sans aucun doute, affecter son état psychologique à l’avenir. Comment pourra-t-il oublier ce drame qui lui a enlevé ses chers parents ?

Des enfants traumatisés par les feux de forêt en Kabylie témoignent

Comme Mbarek, plusieurs enfants ont connu les mêmes traumatismes. Abdellah, âgé de 14 ans, tout le corps immobilisé dans une multitude de pansements à l’Hôpital des Brûlés, cherche du regard des réponses chez les visiteurs. D’autres enfants ont subi le même sort, brûlés au troisième degré. Ils se retrouvent alités et traumatisés.

Plusieurs vidéos d’enfants qui s’expriment sur cette tragédie circulent sur les réseaux sociaux. Ces innocents rescapés ne sont toujours pas pris en charge sur le plan psychologique. Une nécessité et une urgence qui pourraient permettre d’apaiser un tant soit peu leurs douleurs et blessures de l’âme dans l’espoir de leur garantir un avenir serein sans traumatisme et sans complications aucunes.