Le ministère de l'Éducation nationale a fait machine arrière concernant l'enseignement de la langue amazighe au niveau des écoles en Algérie. C'est ce qu'a annoncé, lundi 30 août 2021, un des membres de la Coordination nationale des inspecteurs de la langue amazighe. Il s'agit de Yahia Bellil, qui a affirmé que le problème était réglé. 

Dans une circulaire datant du 14 août dernier, le département d’Abdelhakim Belabed avait instruit les différentes directions de l'Éducation « d'exclure l’enseignement de tamazight de l’emploi du temps alternatif de l’élève pour l’année scolaire 2021-2022 ». L'information a été rendue publique par le collectif d’inspecteurs de la langue amazighe samedi 28 août.

Cette nouvelle a suscité un tollé et a été durement critiquée. Des enseignants et des militants de la cause amazighe sont vite montés au créneau pour demander son annulation. Cette colère, exprimée notamment sur les réseaux sociaux, n'a pas été sans suite.

L'enseignement de tamazight revient sur l'emploi du temps officiel

En effet, le ministère de l'Éducation nationale a fini, semble-t-il, par suspendre sa décision. C'est en tous cas ce qu'a soutenu Yahia Bellil, membres de la Coordination nationale des inspecteurs de la langue amazighe, ce lundi 30 août. Dans des déclarations au site d'informations TSA, ce dernier a affirmé en effet que le ministère de l'Enseignement a envoyé une autre circulaire aux directions relevant du secteur selon laquelle l’enseignement de tamazight ne se fera plus en dehors de l’emploi du temps officiel.

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Cette nouvelle note, qui annule forcément celle du 14 août dernier, donne ainsi « la possibilité aux directeurs de l’éducation, inspecteurs d’éducation et directeurs d’établissements d’exploiter l’heure qui sépare l’enseignement de la matinée de celui du soir. Autrement dit, entre midi et 13 h », explique le même inspecteur.

« Le directeur d’établissement ne va pas systématiquement mettre tamazight dans le créneau 12 h - 13 h. Cela peut porter sur n’importe quelle matière », ajoute-t-il. « Si l’on fait une lecture positive de cette décision, on peut dire que le problème est réglé. Mais dès lors qu’on essaie toujours de marginaliser tamazight, on en vient presque à se féliciter qu’on ait trouvé un créneau horaire pour tamazight », conclut Yahia Bellil.