L’homme d’affaires et ancien candidat à l’élection présidentielle tunisienne Nabil Karoui a été arrêté dimanche 29 août en Algérie. Il serait accusé d’être entré illégalement sur le territoire algérien. Selon la chaîne de télévision nationale tunisienne et Mosaïque FM, il se trouvait dans la ville de Tébessa, à la frontière entre les deux pays, avec son frère Ghazi Karoui, lorsqu’il a été arrêté.

Nabil Karoui, arrêté le 29 août, a été transféré à Alger ce lundi 30 août 2021. Il y avait également son frère Ghazi Karoui. C’est ce qu’ont affirmé des sources qui se sont exprimées sur Shems FM dans la soirée du lundi 30 août. La décision a été prise par le procureur de la République de Tébessa. Les frères vont donc comparaître devant le parquet d’Alger.

Dans ce même contexte, les mêmes sources ont indiqué qu’un individu algérien a été arrêté avec les frères en fuite. C’est lui qui les aurait accueillis pour, ensuite, les transporter jusqu’aux frontières séparant Kasserine et Tébessa. Pour rappel, selon Oussama Khelifi, président du bloc parlementaire de Qalb Tounes et député gelé, Nabil Karoui envisagerait de soumettre une demande d’asile à l’Algérie.

La justice tunisienne lance un mandat d’amener contre Nabil Karoui

Toutefois, plusieurs médias tunisiens ont annoncé, ce mardi 31 août, que « les autorités tunisiennes ont lancé, ce mardi 31 a un mandat d’amener à l’encontre de l’homme d’affaires et président du parti “Qalb Tounes” et de son frère en fuite en Algérie ».

« Le parquet général du tribunal de première instance du gouvernorat de Kasserine a autorisé les autorités sécuritaires à lancer un mandat d’amener, qui permettra à la Tunisie de demander l’extradition de Nabil El Karoui et de son frère qui seront poursuivis pour traversée illégale de la frontière algéro-tunisienne conformément aux traités bilatéraux entre l’Algérie et la Tunisie », ont indiqué ce mardi 31 août des médias tunisiens.

Les mêmes sources ajoutent que « les autorités sécuritaires tunisiennes pourraient par la suite demander une coopération internationale pour l’exécution du mandat d’amener si les frères El Karoui n’étaient pas extradés vers la Tunisie ».