Un groupe d'opérateurs automobiles ont interpellé le chef de l'État, Abdelmadjid Tebboune, l'invitant à intervenir pour débloquer la situation liée à l'importation des véhicules neufs en Algérie. Dans leur missive, les protestataires, dont des potentiels concessionnaires, ont soulevé également le problème lié aux pièces de rechange d'origine qu'ils ne peuvent importer faute d'autorisation. 

Le dossier de l'importation des véhicules neufs refait surface en Algérie. Il a été soulevé cette fois par un groupe de potentiels concessionnaires qui ont déposé leurs demandes d'agréments. Ces derniers, qui sont toujours dans l'expectative, ont interpellé le chef de l'État sur ce sujet le samedi 4 septembre, et ce à travers une lettre ouverte. « Le citoyen algérien attend la libération de l’importation des véhicules dans les plus brefs délais, vu que les prix des véhicules d’occasion ont atteint le double du prix d’un véhicule neuf. Le citoyen ne peut plus ainsi se permettre d'acheter une voiture à un prix raisonnable », écrit ce groupe d'opérateurs dans son courrier.

Importation de véhicules neufs suspendue : « Plus de 30'000 postes d'emploi perdus »

Les rédacteurs de ce courrier soulignent qu'ils font face à une situation difficile et à une crise financière aigüe suite à la suspension de l'importation des véhicules neufs en 2017. Ils affirment que certains d'entre eux remplissent toutes les conditions comportés dans le cahier des charges élaboré dernièrement. Mais la situation n'a pas changé d'un iota pour eux. Ils ont fait savoir que le secteur a perdu « plus de 30'000 postes d’emploi direct et des dizaines de milliers indirects », à cause de ce blocage.

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L'importation des pièces détachées, l'autre problème

Ces opérateurs interpellent en outre Abdelmadjid Tebboune sur l'état délabré du parc automobile en Algérie qui n'a pas été renouvelé depuis des années. Cet état de fait présente un risque sur la circulation routière. Dans un autre registre, ce groupe, qui a exhorté le chef de l'État afin d'intervenir pour débloquer la situation, a également évoqué dans leur missive le problème des pièces de rechange auxquelles ils n'ont plus accès faute d'autorisation.

« Nous nous retrouvons dans l’impossibilité d’importer des pièces détachées d’origine, car n’ayant pas reçu d’agrément de concessionnaire de la part du ministère de l’Industrie. Ceci a engendré une perturbation dans la maintenance des véhicules en raison de la rareté de la pièce d’origine nécessaire », ont écrit en effet ces mêmes opérateurs.