À l’approche de la présidentielle française d’avril 2022, le débat est à nouveau tourné vers l’immigration notamment celle des migrants radicalisés. Se voulant ferme sur la question, le gouvernement français a dévoilé le 5 septembre le nombre de migrants sans-papiers radicalisés expulsés depuis 2018.

« Un peu plus de 600 étrangers en situation irrégulière et soupçonnés de radicalisation ont été expulsés depuis 2018 », a indiqué, dimanche 5 septembre, Marlène Schiappa, ministre déléguée à la Citoyenneté, invitée de l'émission Le Grand Rendez-Vous sur Europe 1.

La ministre déléguée à la Citoyenneté réagissait aux propos de Valérie Pécresse dans Le Journal du dimanche (JDD), réclamant notamment de « réactiver la politique d’expulsion en urgence absolue pour menace de troubles à l’ordre public » menée dans les années 1980. Durant cette période, « nous expulsions entre 1000 et 1500 personnes par an », indiquait-elle dans cet entretien.

663 sans-papiers radicalisés expulsés de France depuis 2018

Marlène Schiappa fait savoir que « le ministère de l’Intérieur avait expulsé, depuis 2018, une grande partie des 636 personnes en situation irrégulière qui figuraient au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) ».

La ministre déléguée explique que la France cherche les moyens de trouver un accord avec les pays tiers afin de rendre possibles ces expulsions. Elle précise que le ministre des Affaires étrangères, et celui de l’Intérieur avaient fait « des tournées pour obtenir des laissez-passer consulaires permettant les expulsions ».

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Le président Emmanuel Macron a demandé, en juin dernier, aux ministres « d’activer de manière volontariste les dispositifs en vigueur » et de « mettre la pression sur les pays d’origine pour qu’ils acceptent le retour d’un plus grand nombre de leurs ressortissants ».

Pour rappel, le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin a révélé, en mai dernier, que « 1083 étrangers en situation irrégulière sont inscrits au FSPRT (Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste, NDLR) », auxquels s’ajoutent « 4000 personnes non françaises en situation régulière, dont 25 % sont Algériens, 20 % Marocains, 15 % Tunisiens et 12 % Russes ».