Le débat sur le port du voile par les mineurs en France revient avec insistance à chaque échéance électorale, notamment à l’occasion de la Présidentielle. C’est le cas encore une fois suite aux intentions d’Éric Ciotti, candidat à la primaire de la droite et du centre en vue de l’élection présidentielle 2022, d’interdire les signes religieux ostentatoires dans certains lieux.

Candidat à la primaire de la droite pour la présidentielle d’avril 2022 en France, le député des Alpes-Maritimes Éric Ciotti veut interdire le port du voile pour les mineurs et des autres signes religieux ostentatoires pour les accompagnateurs scolaires, dans les espaces des services publics.

« Comment peut-on imposer à une mineure son appartenance à une religion ? », s’interroge Éric Ciotti

« Comment peut-on imposer à une mineure son appartenance à une religion ? », s’interroge le député LR des Alpes-Maritimes sur le plateau du Grand Jury de RTL, le 5 septembre. Le candidat à la primaire de la droite indique alors vouloir lutter contre le voile en l'interdisant « pour les mineurs », comme le proposait l'amendement qu'il a défendu avec Annie Genevard à l'Assemblée nationale.

Éric Ciotti veut interdire le port du voile dans les espaces des services publics

« Je veux aussi l'interdire dans les espaces des services publics, notamment des guichets de sécurité sociale ou de la mairie », poursuit le député des Alpes-Maritimes, rappelant qu'il s'agit d'une proposition émise par François Baroin. Il souhaite également l'interdire pour les accompagnateurs scolaires.

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Fin mars, les sénateurs ont adopté des amendements interdisant le port ostensible de signes religieux par les accompagnateurs en sorties scolaires, malgré une opposition très ferme de Gérald Darmanin. 177 des législateurs ont voté pour, 141 contre.

Éric Ciotti évoque une nécessité d’« imposer une laïcité qui s'oppose à la montée du communautarisme »

L’interdiction du port ostensible de signes religieux vise notamment les « personnes qui participent, y compris lors des sorties scolaires, aux activités liées à l’enseignement dans ou en dehors des établissements, organisées par ces écoles et établissements publics locaux d’enseignement », indique le texte.

La nécessité d’« imposer une laïcité qui s'oppose à la montée du communautarisme dans notre pays » est une des raisons pour laquelle cette bataille est menée, poursuit Éric Ciotti sur RTL.