Chaque saison, des milliers de Marocaines prêtent main-forte à la récolte des fraises en Espagne. C’est le cas encore pour cette année, puisque plus de 12’000 saisonnières marocaines sont attendues en Espagne pour la saison de la récolte des fraises qui s’ouvrira en décembre prochain.

En effet, les provinces andalouses en Espagne, notamment Huelva, sont en discussion avec le service andalou pour l’emploi afin de finaliser l’offre d’emploi public qui devrait concerner 12’700 travailleuses saisonnières marocaines, selon une information publiée le 5 septembre par Huelva24.

Plus de 12 000 saisonnières marocaines attendues en décembre en Espagne

Selon la sous-déléguée du gouvernement à Huelva, Manuela Parralo, citée par la même source « ces travailleurs seront principalement affectés dès décembre 2021 » à la campagne de récolte de fraise et de fruits rouges. Soit  pour un nombre « similaire » à celui de la saison dernière.

Si le gouvernement marocain, lors de l’appel, « ne fait pas de distinction entre les sexes », ajoute la présidente, « la majorité de ceux qui viennent travailler sont des femmes (sic), quasiment toutes habituées à ces collectes » précise Manuela Parralo.

« Une commission provinciale des migrants sera bientôt mise en place pour décider des détails de la campagne et les conditions d’entrée sur le territoire, à savoir si un test PCR ou un certificat de vaccination Covid serait exigé », ajoute la même source.

Les saisonnières marocaines en Espagne gagent 40 euros par jour

Eu égard de la situation, les travailleuses marocaines entreront sur la péninsule ibérique par le port d’Algésiras, le port de Huelva ne permettant pas actuellement l’accueil de passagers de pays tiers faute de plan douanier continu, précise-t-on.

En 2020, environ 7’000 saisonnières marocaines femmes avaient été bloquées en Espagne, sans travail et en dépensant la majeure partie de leurs revenus gagnés lors de la récolte des fraises, à cause de la crise du Covid-19 et de la fermeture des frontières marocaines.

Selon le journal El País, les saisonnières marocaines gagnent un peu plus de 40 euros par jour, plus les heures supplémentaires, « mais elles doivent payer l’électricité l’eau ainsi que leur nourriture et le billet retour en ferry – l’employeur ne payant que l’aller ».