À partir de ce mardi 7 septembre, les voyageurs étrangers du monde entier pourront de nouveau se rendre au Canada en vacances ou pour tout autre motif non essentiel. Toutefois, Immigration Canada tarde à livrer des permis d’études à des milliers d’étudiants étrangers qui sont inscrits dans les universités canadiennes et qui se retrouvent donc bloqués dans leurs pays.


Les universités canadiennes commencent leur session automnale la semaine prochaine au moment où des milliers d’étudiants des quatre coins du monde sont actuellement bloqués dans leur pays. Impossible pour eux de venir au Canada sans permis d’études validé par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCCI). Ce dernier admet un ralentissement dans le traitement de ces demandes.

« Nos établissements d’enseignement mettent beaucoup d’efforts afin de recruter des étudiants internationaux et ils se retrouvent devant une situation d’impuissance au moment d’accueillir ces étudiants sur notre territoire », ont écrit à Immigration Canada la ministre québécoise de l’Enseignement supérieur Danielle McCann et Nadine Girault, ministre des Relations internationales et de la Francophonie.

Des universités canadiennes s’insurgent contre le retard dans la délivrance des permis pour les étudiants étrangers

Elles transmettent leurs « vives préoccupations quant à la délivrance de permis d’études ». « Nous avons constaté de nombreux retards qui causent énormément de stress et même de la détresse auprès de nombreuses familles », est-il écrit dans la lettre datée du 2 septembre.

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Les ministres soulignent aussi que ces étudiants « jouent un rôle important dans la vitalité de nos régions et ils sont d’excellents candidats à l’immigration à la fin de leurs études ». Cette semaine, les permis continuaient d’entrer au compte-gouttes, a indiqué le 4 septembre à La Presse Judith Laurier, directrice des communications de la Fédération des cégeps.

Les explications d’Immigration Canada

Immigration Canada, par l’entremise du porte-parole Rémi Larivière, a indiqué pour sa part que « la pandémie a eu des répercussions importantes sur le système d’immigration du Canada et nous comprenons le sentiment de frustration qu’éprouvent les demandeurs en ces moments difficiles ».

« [Les étudiants étrangers] n’ont peut-être pas été en mesure de fournir leurs données biométriques, leurs certificats de police ou leur preuve d’études, ou alors subir un examen médical aux fins de l’immigration à temps », avance le Ministère.

Pour sa part, Pierre Cossette, recteur de l’Université de Sherbrooke, indique que l’Université est « très préoccupée quant à la capacité du gouvernement fédéral d’ouvrir les frontières et d’assurer un traitement rapide des demandes de permis d’études ».

Compte tenu du retard dans la délivrance des permis d’études, « les facultés mettent en place, lorsque c’est possible, différentes mesures pour aider les étudiants qui ne peuvent entrer au Canada à temps pour commencer le trimestre », a ajouté Pierre Cossette.