La rupture des relations diplomatiques entre l’Algérie et le Maroc depuis le mois d’août dernier, suivi par la décision de l’Algérie, le 22 septembre, de  fermer son espace aérien aux avions marocains, a fait réagir l’Organisation des Nations Unies (ONU). Cette dernière par la voix de son secrétaire général Antonio Guterres a appelé, vendredi 24 septembre, les deux pays voisins au dialogue.

Le Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU) Antonio Guterres a exhorté, vendredi 24 septembre, le Maroc et l’Algérie à engager un « dialogue positif » pour résoudre leurs problèmes en suspens.

C’est ce qui ressort du point de presse quotidien, tenu le 23 septembre par le porte-parole du Secrétaire général Stéphane Dujarric, au siège permanent de l’ONU à New York, en réponse à une question sur la position du SG des Nations Unies vis à vis de l’annonce faite la veille par l’Algérie de fermer son espace aérien aux avions marocains.

« Nous voulons que les deux pays entretiennent les meilleures relations bilatérales possibles »

« Le Secrétaire général est fermement convaincu qu’il est important pour les deux pays (le Maroc et l’Algérie) d’engager un dialogue positif pour résoudre leurs problèmes en suspens, au regard de l’importance des deux pays dans la région », a déclaré Dujarric.

Et le porte-parole onusien d’ajoute que « nous voulons que les deux pays entretiennent les meilleures relations bilatérales possibles ».

Traditionnellement difficiles, les relations entre l’Algérie et le Maroc ont connu une récente dégradation en raison, notamment, de l’épineux dossier du Sahara occidental. L’Algérie a également accusé récemment son voisin marocain de « mener des actions hostiles » à son encontre.

Les relations entre l’Algérie et le Maroc ont connu une récente dégradation

L’Algérie a décidé, mercredi 22 septembre, la fermeture « immédiate » de son espace aérien à tous les avions civils et militaires marocains, ainsi qu’aux appareils immatriculés au Maroc. Une décision qui fait suite, selon la présidence algérienne, à la « poursuite des provocations et des pratiques hostiles » de la part de Rabat.

Le 24 août, l’Algérie a rompu ses relations diplomatiques avec le Maroc, après des mois de tensions exacerbées entre ces deux pays voisins du Maghreb. Le ministre algérien des Affaires étrangères Ramtane Lamamra avait alors reproché à Rabat de « n’avoir jamais cessé de mener des actions hostiles à l’encontre de l’Algérie ».

En guise de réaction, les autorités marocaines avaient rejeté « les prétextes fallacieux, voire absurdes, qui sous-tendent la décision d’Alger » selon les termes du communiqué diffusé le 24 août par le ministère des Affaires étrangères marocain.