L’Algérie a décidé, mercredi 22 septembre, la fermeture « immédiate » de son espace aérien à tous les avions civils et militaires marocains, ainsi qu’aux appareils immatriculés au Maroc. Une décision qui fait suite, selon la présidence algérienne, à la « poursuite des provocations et des pratiques hostiles » de la part de Rabat.

Dans le sillage de la rupture des relations diplomatiques avec le Maroc, prise le 24 août dernier, l’Algérie a décidé, mercredi 22 septembre 2021, de fermer son espace aérien aux avions de son voisin de l’ouest. La mesure, avec effet immédiat, a été adoptée lors d’une réunion du Haut conseil de sécurité (HCS) présidée par le chef de l’État Abdelmadjid Tebboune.

Selon le communiqué du HCS, cette mesure concerne tous les avions qui portent un « numéro d’immatriculation marocain », donc avec le préfixe CN délivré par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), même s’ils sont la propriété de personnes ou d’entreprises de nationalité autre que marocaine.

Concrètement, que risque l’équipage d’un avion marocain s’il survolait le ciel algérien suite à cette décision des autorités algérienne ? Une question à laquelle un officier de l’Armée algérienne a répondu.

Que risque un avion marocain s’il viole cette interdiction ?

« Les avions marocains désormais classés hostiles seront immédiatement pris en chasse par les appareils de combat de l’armée algérienne », a indiqué un officier algérien à la retraite, sous couvert de l’anonymat, ce jeudi 23 septembre, au site d’informations russe Sputnik.

« Il existe un code de procédure pour les avions interdits de survoler l’espace aérien. Ce sont des règles d’engagement très strictes. La défense aérienne prend au radar l’aéronef puis ordonne l’envoi d’avions intercepteurs qui se chargent d’inviter l’équipage à quitter immédiatement l’espace aérien », précise la même source.

« Si l’avion poursuit son survol, il est forcé à atterrir. Mais l’opération peut aller jusqu’aux coups de semonce s’il persiste », note la source de Sputnik.