L’ancien directeur général de la compagnie Air Algérie, Bekhouche Allèche, a été condamné, ce lundi 27 septembre 2021, à une peine de deux ans de prison, dont une année ferme, et une amende de 500 000 dinars algériens. L’ex-patron était poursuivi dans le cadre de l’affaire Melzi.

Ouyahia, Sellal et Melzi condamnés

Le tribunal de Sidi M’hamed à Alger a rendu ce lundi 27 septembre son verdict dans l’affaire de l’ancien Directeur général de la résidence d’État du « Sahel » Hamid Melzi, où sont poursuivis en plus de l’ancien PDG d’Air Algérie, les deux ex-premiers ministres Abdelmalek Sellal et Ahmed Ouyahia.

Ce dernier a d’ailleurs été condamné à 6 ans de détention. Sellal, quand à lui, a écopé d’une peine de 5 ans de prison ferme et d’un million de dinars d’amende. Le tribunal a en outre condamné Hamid Melzi à 5 ans de prison ferme et 8 millions de dinars d’amende.

L’ancien PDG d’Air Algérie écope de 2 ans de prison

L’ancien PDG d’Air Algérie, Bekhouche Allèche, a ainsi écopé de 2 ans de prison dont un ferme, et une amende de 500 000 dinars algériens. Pour rappel, le procureur de la République près le pôle pénal économique et financier du tribunal de Sidi M’hamed d’Alger a requis une peine de 6 ans de prison ferme assortie d’une amende d’un million de dinars contre lui.

Bekhouche Allèche était poursuivi dans l’affaire de la réalisation du nouveau siège de la compagnie Air Algérie, qui avait coûté des milliards de dinars de pertes au Trésor public, ajouté au retard accusé sur le terrain.

Bekhouche Allèche relevé de ses fonctions le mois de janvier dernier

Il est à souligner qu’en janvier dernier, le chef de l’État Abdelmadjid Tebboune avait décidé de mettre fin aux fonctions de Bekhouche Allache à la tête de la compagnie Air Algérie, en même temps que le ministre des Transports Lazhar Hani et le directeur de la filiale catering de la compagnie aérienne nationale. Cette décision a été prise à la suite d’une opération d’importation effectuée par la division catering d’Air Algérie, avait alors indiqué le Premier ministère.

Il s’agissait « d’une opération d’importation par la compagnie aérienne nationale Air Algérie de fournitures liées à l’activité de catering et ce, sans tenir du contexte économique national et des orientations financières visant la gestion rationnelle des devises et la priorité à accorder à la production nationale », avaient précisé les services du premier ministère.