C’est un Sommet France-Afrique inédit qui s'est ouvert le 8 octobre à Montpelier, en France. En effet, pour la première fois depuis le premier sommet tenu en 1973, aucun chef d'État africain n'a été convié à ce rendez-vous.

Les organisateurs ont décidé de tourner le Sommet de cette année vers les acteurs du changement (entrepreneurs, intellectuels, chercheurs, artistes, sportifs, créateurs, influenceurs, etc.) au niveau du continent africain.

Le 28e Sommet France-Afrique tournée vers la diaspora africaine

Le 28e Sommet France-Afrique, ouvert le vendredi 8 octobre à Montpellier, doit marquer, selon les organisateurs, un tournant dans les relations entre la France et les pays africains. En effet, le président français Emmanuel Macron, présent à l’ouverture des travaux,  n’a invité aucun de ses homologues africains, privilégiant « la jeunesse et tous les acteurs du changement sur le continent africain et en France au sein de la société civile », indique l’Élysée.

Emmanuel Macron annonce la création d’un « fond pour la démocratie » en Afrique

Très attendu par les quelque 3 000 participants représentant, Emmanuel Macron, a fait plusieurs annonces à l’occasion de ce 28 Sommet France-Afrique. Dans son discours, prononcé le 8 octobre, le chef de l'État français a annoncé la création d’un « fonds d’innovation pour la démocratie en Afrique », avec une « gouvernance indépendante ».

Cette décision  d’Emmanul Macron a été prise en suivant les recommandations du rapport élaboré par l’intellectuel camerounais Achille Mbembe, chargé de préparer le 28e sommet France-Afrique. Doté de 30 millions d’euros sur 3 ans, ce fonds doit aider les « acteurs du changement, notamment sur les questions de gouvernance et de démocratie » affirme Emmanuel Macron.

Des aides pour les entreprises innovantes et les académies sportives en Afrique

Le président français a également annoncé la mise à l’étude d’une « maison des mondes africains et des diasporas », future institution consacrée à l’Afrique, une des autres propositions du rapport Mbembe, selon l’AFP.

Une mission d’étude devra rendre ses propositions dans les 6 mois qui suivent. Un fonds d’amorçage doté de 10 millions d'euros sera également créé pour aider des entreprises africaines innovantes du secteur du numérique, dans le cadre de l’initiative Digital Africa de soutien aux start-up africaines, selon la même source. Enfin, la France va aussi mettre en place un fonds pour aider les musées africains à accueillir des œuvres internationales et un programme de soutien aux académies sportives africaines.