Le nouveau Sommet Afrique-France se tiendra le 8 octobre prochain à Montpellier. Un événement qui sera marqué, pour la première fois depuis 1973, par l’absence des chefs d’États africains qui avaient l’habitude d’y participer. En effet, le Sommet de cette année est tourné, selon les organisateurs,  vers les acteurs du changement (entrepreneurs, intellectuels, chercheurs, artistes, sportifs, créateurs, influenceurs…).


Le 28e Sommet Afrique-France, qui aura lieu ce vendredi 8 octobre à Montpellier, après deux reports liés à la pandémie, doit marquer un tournant dans les relations entre la France et les pays africains. En effet, Emmanuel Macron n’a invité aucun de ses homologues africains, privilégiant « la jeunesse et tous les acteurs du changement sur le continent africain et en France au sein de la société civile », indique l’Élysée.

« Le sommet Afrique France traditionnel : un chef d’État et 54 chefs d’État en face nous semble effectivement un format obsolète », indiquait le 4 octobre à RFI une source à l'Élysée. « L’objectif est d’échanger sur la relation Afrique-France, d’évoquer le renouvellement du logiciel de celle-ci, avec celles et ceux qui l’incarnent, qui en seront peut-être les acteurs essentiels demain », ajoute-t-on dans l’entourage d’Emmanuel Macron.

Aucun chef d’État africain n’est convié par Emmanuel Macron

« Le contexte politique actuel dans un certain nombre de pays rend cette discussion sensible, mais en même temps nécessaire. On voit que la relation ne peut plus se réduire aux discussions d’État à État », justifie l’un des conseillers d’Emmanuel Macron.

Sur les quelque 3'000 participants, 1'000 à 1'200 représenteront les 54 pays africains, dont l’Algérie, certains sont membres de la diaspora en France, les autres sont venus spécialement pour le sommet.

La diaspora africaine, les entrepreneurs, les artistes et les militants de la société civile à l’honneur

Le Sommet France-Afrique du 8 octobre prochain à Montpellier va donc privilégier le dialogue avec les acteurs de terrain en Afrique : entrepreneurs, artistes, militants de la société civile. Pour tenter un double déclic : « Déclic dans l’esprit de nos interlocuteurs africains, dit-on à la présidence française, pour qu’ils comprennent que nous sommes à l’écoute, nous sommes présents. Et déclic dans les méthodes de travail de notre réseau pour être davantage en prise avec ces formes de changement, ces aspirations ».

Sur la forme, vendredi 8 octobre, au Corum de Montpelier, la matinée sera consacrée à des ateliers sur cinq grandes thématiques : économie, culture, recherche et enseignement supérieur, sport, démocratie. Emmanuel Macron participera à la séance plénière de l’après-midi, pour échanger, avec douze jeunes représentant douze pays différents, sur les pistes de réconciliation.