La France, à l'instar d'autres pays occidentaux qui utilisent l'énergie nucléaire, se retrouve devant le problème des déchets. En général, l'Afrique et d'autres pays pauvres sont transformés en cimetières de ces déchets radioactifs. Des déchets transportés par des navires à partir des pays producteurs en direction de ces pays qui servent de décharges. Ces agissements ont de tout temps étaient dénoncés par des ONG internationales.

Depuis quelques jours, un de ces navires se retrouve au large du Maroc. Il s'agit d'un vieux  porte-avions français qui a traversé les eaux canariennes. Ce navire est chargé, entre autres, d'amiante et de déchets nucléaires. Cette cargaison représente un risque environnemental énorme pour les pays de la région, dont le Maroc.

Ainsi, selon plusieurs médias, ce vieux porte-avions français circule depuis le 26 aout dans les eaux internationales entre les îles Canaries et Fuerteventura, sans destination précise. Plusieurs ONG de défense de l'environnement ont dénoncé la menace environnementale que constitue ce navire, qui transporte des dizaines de tonnes d’amiante et des résidus de sa participation à des essais nucléaires effectués par la France dans l'océan Pacifique selon ces organisations. Le même jour, c'est à dire le 26 aout, un remorqueur battant pavillon néerlandais loué par une société qui a repris ce porte-avions a navigué dans la zone.

Il faut dire que conformément à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, les autorités espagnoles, prévenant le risque environnemental évident, ont refusé toute autorisation à ce navire de faire escale dans n’importe quel port canarien, rapporte le journal Diario de Avisos.

Il faut souligner que selon les médias, le 4 aout dernier, ce vieux bateau a quitté le Brésil et se dirige probablement vers la Turquie. Les autorités turques ont déjà annoncé qu’elles n’autoriseront son accostage dans aucun port du pays. Sans destination précise l’ancien porte-avions pourrait finalement accoster sur une île grecque, indiquent des sources non officielles.

L’ONG belge Schipbreaking et l’American Basel Action Network ont adressé, le 8 aout, un courrier au ministère espagnol de la Transition écologique pour lui demander d’empêcher le passage du vieux bateau dans le détroit de Gibraltar, étant donné qu’il sera difficile de le faire dans les îles Canaries. Ces ONG ont mis en garde les autorités espagnoles contre le grave risque environnemental que pourrait causer son transit dans les eaux espagnoles. Les autorités marocaines par contre ont gardé le silence sur le passage de ce navire chargé de déchets nucléaires. Pour l'instant le Maroc n'a pas réagi sur le passage du navire au large du pays.