Le ministère algérien de la Communication menace l'agence française de presse AFP de non-renouvellement de son accréditation en dénonçant un « acharnement » contre l'Algérie et l'accusant de diffuser un « flux de dépêches mensongères ». L'AFP est menacée en termes clairs d'interdiction d'exercer en Algérie.

« L'AFP vient, une nouvelle fois, prouver son acharnement contre l'Algérie en s'écartant clairement de la pratique médiatique et journalistique et en se dénuant de crédibilité, d'objectivité et d'éthique déontologique de la profession », a en effet affirmé le ministère de la Communication dans un communiqué rendu public mercredi 27 novembre.

Le département de Ammar Belhimer va plus loin dans ses accusations. « L'AFP qui est devenue porte-parole de lobbies connus et de cercles officiels qui nourrissent une hargne envers l'Algérie, s'est également érigée en tribune cautionnant des thèses terroristes et un espace ouvert aux voix étrangères ayant une haine viscérale à tout ce qui est algérien », est-il précisé dans le même communiqué. Le texte ne donne pas de précision sur les thèses terroristes, mais il est facile de deviner qu'il parle du Maroc.

Pour le ministère en question, « le flux de dépêches mensongères et la désinformation diffusée par cette agence à des fins subversives, ainsi que ses démarches incessantes pour entacher l'image de l'Algérie et entamer sa réputation, sont autant de preuves qui traduisent son orientation douteuse et abjecte ».

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C'est ce qui amène l'institution algérienne en charge de l'octroi des accréditations aux médias étrangers de passer aux menaces. « Face à ces dérapages récurrents et ces dépassements rejetés en bloc, nous exigeons fermement de l'AFP un arrêt immédiat de sa campagne hostile et odieuse contre l'Algérie sous peine de non renouvellement de l'accréditation et son interdiction d'exercer en Algérie, sous quelle que forme que ce soit », a ajouté le département de Ammar Belhimer.