Des milliers de harraga algériens ont pris la mer à bord d’embarcation de fortunes pour rejoindre le sud de l’Europe, particulièrement les côtes espagnoles. Rien que durant l’année en cours, ils sont environ 10'000 Algériens à avoir réussi à atteindre plusieurs villes espagnoles d’une manière irrégulière, selon les chiffres des organismes en charge du dossier de l’immigration.

Ce flux important de migrants irréguliers algériens, appelés communément harraga, n’a pas laissé insensibles les autorités espagnoles. Débordés par ce nombre important de harraga algériens, qui ont envahi la majorité des villes du sud, les autorités espagnoles ont décidé finalement de passer à l’action.

En effet, l’Espagne a décidé d’entamer l’opération d’expulsion des harraga algériens arrivés d’une manière illégale sur son territoire. Une opération décidée en collaboration avec les autorités algériennes, qui ont accepté d’accueillir ces migrants renvoyés depuis l’Espagne. D’ailleurs, le premier convoi de harraga algériens sera expulsé dans la soirée du mardi 2 novembre.

En effet, selon le militant espagnol Francisco José Clemente Martin, qui  travaille pour le Centre international pour l'identification des migrants disparus (CIPIMD), une centaine de migrants clandestins algériens seront rapatriés depuis l’Espagne vers l’Algérie, dans la soirée de ce mardi à bord d’un navire espagnol.

Ces expulsions de harraga algériens devront se poursuivre dans les mois à venir

Le militant espagnol a indiqué lundi 1er novembre sur sa page Facebook qu’ « un navire de la compagnie Trasmediterranea partira ce mardi 2 novembre à 22 h du port Almeria avec un groupe d'au moins 100 Algériens pour être renvoyé en Algérie ». Selon Francisco José Clemente Martin « l’Espagne a pris cette mesure d’expulsion suite à l’afflux de migrants algériens enregistrés ces derniers mois » et que « ces expulsions devront se poursuivre dans les mois à venir ».

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La centaine de harraga algériens concernés par cette mesure d’expulsion se trouvaient dans les centres de Valence, Barcelone et Madrid, précise la même source, qui a indiqué également que « les familles de ces personnes sont au courant de cette mesure d’expulsion parce qu'elles communiquent avec elles quotidiennement ».