Le ministre des Affaires étrangères s'est exprimé au sujet de la fermeture des frontières en Algérie. Dans sa réponse à une question écrite d'un député de l'émigration, Ramtane Lamamra est longuement revenu sur les raisons ayant causé cette fermeture. Il s'est également prononcé sur une éventuelle levée de cette mesure à l'avenir.

Le dossier lié à la fermeture des frontières en Algérie constitue le cheval de bataille pour les différents députés de l'émigration, qui n'arrêtent pas d'interpeller les responsables concernés sur ce sujet. L'un d'eux a saisi dernièrement le Premier ministre à travers une question écrite qu'il lui a adressée. Cette question a atterri au niveau du ministère des Affaires étrangères. C'est ce qu'a expliqué le concerné, à savoir le député Abdelouhab Yagoubi sur sa page Facebook, mercredi 3 novembre. Dans sa publication, le parlementaire a rendu publique la réponse du ministre des Affaires étrangères à sa question.

« L'ouverture des frontières étudiée au niveau du Comité scientifique »

Dans cette réponse, Ramtane Lamamra est longuement revenu sur les raisons ayant conduit à la fermeture des frontières en Algérie. Il a rappelé que cette disposition a été prise pour endiguer la propagation du coronavirus. Pour le ministre des Affaires étrangères, cette décision était un mal nécessaire. D'ailleurs, explique-t-il, cette mesure a considérablement contribué à contenir le Covid-19 en 2020. Il rappelle également que suite à l'amélioration de la situation sanitaire, l'Algérie a ouvert partiellement ses frontières.

En outre et en réponse à la question relative donc à l'ouverture totale des frontières, Ramtane Lamamra a affirmé que cela relève des recommandations du comité scientifique de suivi du coronavirus. « L'ouverture partielle ou totale des frontières aériennes, maritimes et terrestres est essentiellement étudiée au niveau du Comité scientifique du suivi de la pandémie en Algérie et dans le monde. Ce Comité se réunit périodiquement pour donner des conseils et des recommandations en se basant sur les rapports de propagation du virus et de ses nouvelles souches », a souligné le ministre des Affaires étrangères dans son courrier.