Alors que l’Algérie a renoué avec la croissance économique au deuxième semestre 2021, les intentions d’investissements sont en net recul. En effet, selon le directeur général de l’Agence nationale de développement des investissements (ANDI), Mustapha Zikara, le nombre d’intentions d’investissement s’affiche en légère baisse (-4 %). Mustapha Zikara, qui s'est exprimé le 16 novembre sur les ondes de la radio nationale Chaine 2, explique cette baisse par l’attente des investisseurs de l’adoption du nouveau Code d’investissement.

Ainsi, le premier responsable de l'ANDI révèle que le total des investissements enregistrés durant les 9 premiers mois de l’année 2021 auprès de son organisme s’est établi à 1365 projets pour un montant de près de 360 milliards de dinars. Il précise que ces projets concernent principalement le secteur industriel, où le nombre de déclarations avoisine les 715 projets, alors que le nombre des grands projets (dépassant le montant de 500 millions de dinars) s’élève à 186 projets. Mustapha Zikara affirme qu'en matière d’emploi, ces projets d’investissement devront permettre, sur la base des déclarations faites par leurs promoteurs, la création de 34'220 postes de travail.

Un guichet unique pour les investissements étrangers en Algérie

Le directeur général de l’Agence nationale de développement de l’investissement s'est également exprimé sur le nouveau Code des investissements. Il annonce qu’il est prévu, dans ce cadre, la création d’un guichet spécialisé pour les grands projets. Un guichet spécialisé qui sera élargi aux traitements des investissements directs étrangers (IDE) en tenant compte des spécificités de ces investissements et de leurs impacts sur l’économie nationale, avec l’affectation d’un personnel spécialisé dans la prise en charge de ces projets, explique Mustapha Zikara.

Dans ce nouveau Code des investissements, il est également prévu la suppression du Conseil national des investissements et la révision des systèmes d’octroi des avantages fiscaux selon les régimes appliqués (conventions, régime général et dérogatoire pour certaines régions). Le premier responsable de l'ANDI annonce également l’introduction d’un régime dédié aux grands investissements structurels, d’un régime portant sur la création d’activités prioritaires et d’un dispositif spécifique à la gestion et à la création des zones d’activités et logistiques dans le cadre du soutien de la politique d’exportation fixée par les pouvoirs publics.