Les actes racistes contre les mosquées en France se suivent, mais ne se ressemblent pas toujours. Après les actes de vandalisme qui ont visé, en juillet, la mosquée de Bondy, en Seine-Saint-Denis (région parisienne), deux autres mosquées ont fait l'objet d'actes de dégradations dans la nuit du vendredi 19 et samedi 20 novembre, dans la région de Besançon, dans l'est de la France.

En effet, la mosquée Sounna et celle de Fontaine-Ecu, situées toutes deux à Besançon, ont été vandalisées avec des tags représentant la croix de Lorraine. C'est un fidèle qui a découvert lesdits tags, tôt samedi matin, et il a donné l'alerte. Plusieurs croix de Lorraine recouvraient la mosquée, notamment les murs, le portail ainsi qu'une voiture garée non loin. Tracées à l'aide d'une bombe de peinture rouge vif, les croix de Lorraine ont ciblé également la mosquée de Fontaine-Ecu, située à 1,5 kilomètre de là, à la rue de Chaillot, toujours à Besançon. Selon les éléments de la police, les faits se seraient produits entre minuit et 6 h 30 du matin.

En fait, selon les médias français, ce n'est pas la première agression enregistrée contre la mosquée Sounna. En 2013, l'édifice religieux a fait l'objet d'au moins cinq actes de vandalisme, toujours avec des tags de croix de Lorraine. Les mêmes tags ont été découverts le 7 novembre dernier sur deux autres mosquées du département, en l'occurrence celles de Pontarlier et Montlebon dans le Doubs.

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Dans un communiqué rendu public, le Centre culturel islamique de Franche-Comté, qui gère la mosquée de Fontaine-Ecu, considère ces actes comme « une atteinte grave aux lieux de cultes et une offense à l'endroit des fidèles musulmans ». Tout en condamnant les actes, il considère également comme « leur seule finalité est de répandre la haine et le rejet de l'autre ».