Le marché pétrolier semble avoir retrouvé des couleurs. En effet, après une période de doute, due à l'apparition du nouveau variant Omicron, les prix du pétrole sont repartis à la hausse. Ce mardi 7 décembre , le Brent affiche une avancée de 2,53 % à 74,93 dollars et le WTI une grimpée de près de 3 % à 71,52 dollars.

Cette remontée des prix est due notamment au fait que les craintes sur la dangerosité du variant Omicron du Covid-19 se sont relativement estompées. Ainsi, le Brent s'est approché de la barre des 75 dollars le baril. Quant au baril de West Texas Intermediate (WTI), pour le mois de janvier, il est négocié à 71,52 dollars. Le marché pétrolier a renoué donc avec l'optimisme. Il est soulagé par les premières indications sur le niveau de dangerosité, plus faible que craint, du variant Omicron.

« Si cela se confirme, les effets sur la demande de pétrole seront probablement beaucoup moins graves que ne le suggère l’effondrement spectaculaire des prix », de l’ordre de 20 % en quatre séances entre le 26 novembre et le 2 décembre, explique Cartsen Fritsch, de Commerzbank. Cette remontée des prix s'est produite malgré la décision des membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et leurs alliés via l’accord OPEP+, qui ont convenu jeudi dernier de l'augmentation de leur production de 400'000 barils par jour en janvier alors que les marchés s’attendaient plutôt à une pause dans cette stratégie que le cartel met en œuvre depuis mai.

Cette hausse des prix a également une relation avec « la rupture des négociations entre les États-Unis et l’Iran ». Cette décision a impacté positivement les prix du pétrole selon des experts dans le domaine. Ces négociations au point mort signifient que le marché du brut « ne devrait pas revoir l’Iran de sitôt », ce qui impacte l'offre et tire les prix vers le haut.

Il faut signaler que les prix du pétrole ont été heurtés de plein fouet par la détection d’un nouveau variant du coronavirus, à la fin du mois de novembre. Omicron a fait peser le doute sur la trajectoire de l’économie mondiale. « Même sans restrictions drastiques » susceptibles de limiter la propagation du virus, « les gens vont faire preuve davantage de prudence, ce qui va peser sur la demande » d’or noir, avait estimé alors Michael Lynch, président du cabinet Strategic Energy & Economic Research (SEER). Cependant ces prévisions se révèlent fausses, la dangerosité du variant Omicron du Covid-19 n'est pas au niveau des craintes qu'il a suscitées. L'économie mondiale est dans une très bonne phase ce qui booste la consommation du pétrole et impacte son prix à la hausse.