Le Syndicat algérien des pilotes techniques aériens réclame une amélioration de la situation socioprofessionnelle du personnel de la compagnie Air Algérie. Pour le syndicat, qui a été reçu mercredi 22 décembre par le ministre des Transports, la situation financière de l'entreprise s'est embellie.

Pour le syndicat des pilotes techniques aériens, c'est bien le cas de le dire. Ce syndicat, dont des représentants ont été reçus mercredi par le ministre des Transports, réclame d'ailleurs une prise en charge de leurs revendications socioprofessionnelles. C'est ce qui ressort d'un communiqué du département ministériel de Aïssa Bekkai.

« Le ministre des Transports Aïssa Bekkai a reçu […] au siège du ministère le président du Syndicat algérien des pilotes techniques aériens et des membres de son Bureau. Au cours de cette réunion, les représentants de ce syndicat ont soulevé un certain nombre de préoccupations sociales et professionnelles et ont demandé qu'elles soient satisfaites en raison de l'amélioration relative de la situation financière d'Air Algérie et de l'ouverture d'un dialogue approfondi avec la Direction générale afin de discuter de ces préoccupations », a en effet indiqué le ministère dans son communiqué.

La situation financière d'Air Algérie s'est-elle améliorée ?

« Le ministre a souligné la nécessité de conjuguer les efforts de toutes les parties concernées pour protéger cette institution vitale et compte tenu des circonstances entourant son activité et son grand impact sur la pandémie de Covid-19 et a promis aux représentants syndicaux d'étudier toutes leurs revendications et de trouver des solutions pour eux en adéquation avec le redressement progressif d'Air Algérie et l'expansion de son activité », ajoute la même source.

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Pourtant, selon les responsables de la compagnie aérienne algérienne, celle-ci ne va toujours pas mieux sur le plan financier. Son chargé de communication a toujours soutenu qu'Air Algérie ne peut pas procéder au remboursement des billets d'aivon non utilisés à cause de cette même situation.

D'ailleurs, les banques étrangères ont engagé des poursuites contre Air Algérie en raison de son incapacité à indemniser des centaines de milliers de clients algériens et étrangers, qui ont payé leurs billets il y a 2 ans.

C'est dire en somme que la trésorerie d'Air Algérie qui n'a repris que le mois de juin dernier une partie de ses vols dans le cadre de l'ouverture partielle des frontières, semble être loin de sa meilleur enseigne.