L'affaire des deux mosquées taguées en novembre dernier avec des croix de Lorraine à Besançon en France revient à nouveau sur le devant de la scène. L’acte qui avait suscité l’indignation chez la communauté musulmane en France, porte, en effet, la signature de l’extrême droite, suite à l’implication d’un ex-candidat du Rassemblement National, le parti de Marine Le Pen, qui a avoué ce jeudi 13 janvier devant la justice avoir été derrière les tags.     

Les faits remontent à presque deux mois, lorsque dans la nuit du vendredi 19 et samedi 20 novembre 2021, la mosquée « Sounna » et celle de Fontaine-Ecu, situées toutes deux à Besançon, dans le département Doubs à l’est de la France, ont été vandalisées avec des tags représentant la croix de Lorraine, symbole du gaullisme et de la Résistance détourné pour délivrer un message anti-musulmans. C'est un fidèle qui a découvert lesdits tags, tôt le matin, et il a donné l'alerte.

Trois mosquées à Besançon, taguées avec des croix de Lorraine, en novembre dernier

Plusieurs croix de Lorraine recouvraient la mosquée « Sounna », notamment les murs, le portail ainsi qu'une voiture garée non loin. Tracées à l'aide d'une bombe de peinture rouge vif, les croix de Lorraine ont également ciblé un deuxième lieu de culte musulman. Il s'agit de la mosquée de Fontaine-Ecu, située à la rue de Chaillot, toujours à Besançon. Les faits se seraient produits entre minuit et 6 h 30 du matin, selon la police.

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Quelques jours auparavant, soit le 7 novembre 2021, des tags similaires avaient été découverts sur une mosquée dans le même département. Des actes de vandalisme qui avaient suscité l’indignation chez les musulmans de France, mais aussi au sein d’une large partie de l’opinion publique.

Un ex-candidat du Rassemblement National avoue être l’auteur des tags contre les trois mosquées

Un ex-candidat du Rassemblement National (RN) a affirmé devant la justice avoir été derrière les actes de vandalisme, en novembre dernier, contre les trois mosquées du Doubs.

En effet, suite à l’enquête diligentée par la police, un ancien candidat du RN aux élections départementale a été appréhendé dans l’affaire des tags. Présenté devant le parquet, le mis en cause a reconnu avoir tagué en novembre 2021 des croix de Lorraine sur trois mosquées dans le Doubs.

C’est ce qu’a indiqué ce jeudi 13 janvier 2022 le procureur de la République de Besançon. Placé sous contrôle judiciaire, le mis en cause sera jugé le 9 février prochain, précise la même source.

« Les mosquées, ce n’est pas la France », avoue le mis en cause devant le procureur

Âgé de 23 ans, le candidat perdant du RN aux élections départementales dans le canton de la Cluse-et-Mijoux a reconnu devant le procureur avoir inscrit des croix de Lorraine sur trois mosquées situées à Montlebon, Pontarlier et Besançon en novembre 2021. Selon le représentant de la justice, le mis en cause a expliqué son acte par le fait que « la religion musulmane n’est pas compatible avec les valeurs de la France » et que « les mosquées, ce n’est pas la France ».