Plus de 1100 étrangers ont été expulsés du territoire Français durant le deuxième semestre de l'année écoulée. C'est ce qu'a annoncé mardi 25 janvier 2022 le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. Ces personnes ont été renvoyées pour différentes raisons, a souligné la même source.

Le gouvernement d'Emmanuel Macron a fait de l'expulsion des étrangers radicalisés son cheval de bataille. « Le ministère de l’Intérieur avait expulsé, depuis 2018, une grande partie des 636 personnes en situation irrégulière qui figuraient au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) », avait indiqué, le 5 septembre dernier, Marlène Schiappa, ministre déléguée à la Citoyenneté.

Les autorités françaises ont appelé, dans le cadre de cette guerre sans merci menée contre ces étrangers qui constituent « une menace de troubles à l’ordre public », les pays tiers à contribuer afin de rendre possibles ces expulsions. Cet appel est resté cependant vain. La France a, par ailleurs, décidé de réduire considérablement le nombre de visas accordés pour certains pays, dont l'Algérie, la Tunisie et le Maroc. Parallèlement l'opération des expulsions s'est poursuivie d'une manière soutenue. C'est ainsi que plus de 1100 étrangers ont été expulsés durant ces six derniers mois. C'est le ministre de l'Intérieur, Gerald Darmanin, qui a annoncé ce nombre mardi 25 janvier.

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« En six mois, on a expulsé les 1100 personnes étrangères »

« Le président de la République m'a demandé cet été d'établir une liste de 1100 étrangers qui sont soit criminels, soit tenants de l'Islam rigoriste ou islamiste. Nous les avons tous expulsés. En six mois, on a expulsé les 1100 personnes étrangères les plus dangereuses. Personne n'en parle jamais puisque nous le faisons, et nous le faisons bien. Les 700 étrangers qui étaient inscrits au FSPRT (Fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste)c'est-à-dire fichés S, ont été expulsés. Nous nous concentrons sur les étrangers qui posent problème. Et nous disons dans la majorité que nous jugeons les étrangers pour ce qu'ils sont et non pour ceux qu'ils font», a déclaré Darmanin au micro de France Inter.